Depuis l’annonce de Stephen Harper, nous sommes maintenant un peuple. Dans les yeux des Québécois, par contre, nous avons toujours été un peuple; nous n’avions pas besoin de se le faire dire par le cowboy à Ottawa. Le cowboy a ajouté : « Dans un Canada uni ». Ça change quoi, d’ajouter ça ? Un peuple cesse-t-il d’être un peuple si on change les pays autour ? Bien sûr que non. Serions-nous autant un peuple si chaque province était indépendante ? Bien sûr que oui, probablement même plus.
Nous sommes une société distincte, une nation, un peuple à part des autres au Canada. Nous avons notre propre culture, nos propres coutumes, notre gastronomie typique, notre style de vie bien à nous. Nous ne sommes pas canadiens. Nous ne sommes pas états-uniens. Nous sommes Québécois.
Nous avons des ressources naturelles qui font l’envie de bien des pays développés. Nous avons des écoles et des laboratoires de recherche de niveau mondial. Nous avons des artistes qui font rayonner notre pays partout sur la terre. Nous avons l’ambition et la détermination d’accomplir notre destinée. Nous sommes Québécois.
Certains me diraient : « Pourquoi tu parles de ça ? C’est vieux cette nouvelle-là ! » Ce à quoi je réponds : Qu’est-ce qui s’est fait pour l’indépendance depuis ? Des études qui démontrent que le français est en perte de terrain, le PQ qui se met en mode « jasette » (c’est Jeannette Bertrand qui est chef maintenant ?) , des écoles anglophones qui courtisent et gagnent des étudiants Français, plus de soldats Québécois qui vont se faire tuer en roulant sur des mines en Afghanistan, Paul Desmarais qui reçoit la légion d’honneur (!) et bien d’autres. Rien ne montre que la reconnaissance de Harper de la nation Québécoise n’a changé quoi que ce soit.
Ça va prendre du brasse-camarade.
Opinions et commentaires sur les actualités concernant l'accession à l'indépendance du Québec.
Courriel: pmarcotte.2013@gmail.com
jeudi 27 mars 2008
lundi 17 mars 2008
Le péage sur nos routes
Le péage était simple autrefois. Aujourd'hui, ça prendrait un système informatique hautement sophistiqué pour gérer la distance parcourue, retracer le propriétaire, envoyer la facture, suivre le paiement et surtout, sans alourdir le système juridique (Bonne chance !) Théoriquement, c'est possible.
Sauf l'hiver, quand la neige recouvre tout l'arrière des voitures, incluant la plaque. Sauf lorsque la voiture est volée (d'accord, c'est une exception). Sauf lorsque c'est une voiture diplomatique (ou celle à Julie Boulet). Sauf lorsque la voiture parcourt un trajet qui ne rencontre qu'une seule caméra; comment savoir le kilométrage parcouru ? Sauf lorsque le logiciel n'est pas assez performant pour faire la différence entre une plaque Québécoise "SEF 860" et une étrangère "8EF 66O". Qui recevra la contravention du Schumacher allemand ? Je prends pour acquis bien sûr que ces appareils super-performants vont résister au froids hivernaux, aux tempêtes, au verglas, aux déneigeuses, aux poids lourds qui ont parfois des chargements trop hauts, etc. Notre bon gouvernement Libéral va penser à tout ça, j'en suis certain. Et moi je suis Elvis Presley, revenu de la tombe.
Taxer l'essence est une idée vieille et surutilisée. On veut nous faire avaler que chaque phase du cheminement du but jusqu'à la pompe n'est pas si payant, et les pétrolières ne cessent d'engranger des profits plus faramineux à chaque trimestre. J'ai demandé de déposer mon salaire directement dans les poches de ESSO et Paie-Trop Canada, ça va me sauver du temps.
Ma solution préférée, sans rire: taxer les gros maudits VUS qui n'ont jamais mis les roues dans le sable. Les Yukon, Eddie Bauer, Hummer et autres calamités routières achetées par pur plaisir de se payer du luxe. Une entreprise de construction qui charge son Ford 3500 à tous les jours pour le travail, pas de problèmes. Un avocat de la rue Peel qui se paie un Jeep Liberty pour aller de son loft à son bureau, taxe moi ça pi ça presse.
La solution n'est jamais simple dans une société démocratique. Souvent, par contre, ceux qui ont l'argent tendent à vouloir le garder et ceux qui n'en ont pas tendent à perdre le peu qu'ils ont. Combien on parie que nous verrons les premières caméras dans 2-3 ans ?
Sauf l'hiver, quand la neige recouvre tout l'arrière des voitures, incluant la plaque. Sauf lorsque la voiture est volée (d'accord, c'est une exception). Sauf lorsque c'est une voiture diplomatique (ou celle à Julie Boulet). Sauf lorsque la voiture parcourt un trajet qui ne rencontre qu'une seule caméra; comment savoir le kilométrage parcouru ? Sauf lorsque le logiciel n'est pas assez performant pour faire la différence entre une plaque Québécoise "SEF 860" et une étrangère "8EF 66O". Qui recevra la contravention du Schumacher allemand ? Je prends pour acquis bien sûr que ces appareils super-performants vont résister au froids hivernaux, aux tempêtes, au verglas, aux déneigeuses, aux poids lourds qui ont parfois des chargements trop hauts, etc. Notre bon gouvernement Libéral va penser à tout ça, j'en suis certain. Et moi je suis Elvis Presley, revenu de la tombe.
Taxer l'essence est une idée vieille et surutilisée. On veut nous faire avaler que chaque phase du cheminement du but jusqu'à la pompe n'est pas si payant, et les pétrolières ne cessent d'engranger des profits plus faramineux à chaque trimestre. J'ai demandé de déposer mon salaire directement dans les poches de ESSO et Paie-Trop Canada, ça va me sauver du temps.
Ma solution préférée, sans rire: taxer les gros maudits VUS qui n'ont jamais mis les roues dans le sable. Les Yukon, Eddie Bauer, Hummer et autres calamités routières achetées par pur plaisir de se payer du luxe. Une entreprise de construction qui charge son Ford 3500 à tous les jours pour le travail, pas de problèmes. Un avocat de la rue Peel qui se paie un Jeep Liberty pour aller de son loft à son bureau, taxe moi ça pi ça presse.
La solution n'est jamais simple dans une société démocratique. Souvent, par contre, ceux qui ont l'argent tendent à vouloir le garder et ceux qui n'en ont pas tendent à perdre le peu qu'ils ont. Combien on parie que nous verrons les premières caméras dans 2-3 ans ?
lundi 3 mars 2008
VISA - Plus rien ne va !
Si vous êtes un investisseur et que vous voulez acheter des actions de la compagnie de cartes de crédit VISA, vous devrez rencontrer 2 critères. Premièrement, vous devrez attendre que la compagnie entre en bourse, ce qui devrait arriver dans les prochaines semaines. Deuxièmement, vous devrez ne pas être Québécois. VISA ne s’est pas donné la peine de respecter les lois Québécoises et produire de documents financiers en français, ni même bilingue ! Ils vont prendre l’argent de n’importe qui, mais des Québécois ! Amenez les investisseurs de Toronto, Vancouver, Yellowknife, Flin Flon, Charlottetown, Wabush, pas problème ! Mais ils refuseront les investissements de gens de Montréal, Granby, Gaspé, Rouyn et Rimouski.
VISA s’attend à récolter 19 milliards de dollars avec cette mise en bourse. Combien pensez-vous qu’ils espèrent en retirer ? Quelle part retournera aux investisseurs ? 0$ au Québec, on sait au moins cela.
C’est ce que je recommande de dépenser en utilisant votre carte VISA, au moins jusqu’à ce qu’ils corrigent la situation. Si vous avez une autre carte de crédit, prenez celle-là.
BOYCOTTEZ VISA !
J’attend de voir le développement de cette histoire et si je vois que rien ne se passe, je passe les ciseaux dans ma VISA et je leur envoie les morceaux avec une lettre explicative, ainsi que toutes les découpures de journaux pertinentes.
J’y vois encore une fois un dédain envers les francophones, une mise à l’écart des contributions (dans ce cas financières) des francophones, un refus de faire affaire avec les francophones inexcusable. Je tiens à préciser que le seul parti au Québec qui ne s’est pas prononcé contre cette décision de VISA est le parti Libéral, qui juge que ce n’est qu’une décision d’affaires, que le choix de filtrer leurs investisseurs leur revient de droit. Encore un exemple de bonhomie et d’acoquinage avec la Big-Business anglophone.
Parlez-en. Ce n’est pas tout le monde qui lit les pages « Économie » dans les journaux, et je n’ai pas entendu beaucoup de cette histoire aux nouvelles à la télé.
VISA s’attend à récolter 19 milliards de dollars avec cette mise en bourse. Combien pensez-vous qu’ils espèrent en retirer ? Quelle part retournera aux investisseurs ? 0$ au Québec, on sait au moins cela.
C’est ce que je recommande de dépenser en utilisant votre carte VISA, au moins jusqu’à ce qu’ils corrigent la situation. Si vous avez une autre carte de crédit, prenez celle-là.
BOYCOTTEZ VISA !
J’attend de voir le développement de cette histoire et si je vois que rien ne se passe, je passe les ciseaux dans ma VISA et je leur envoie les morceaux avec une lettre explicative, ainsi que toutes les découpures de journaux pertinentes.
J’y vois encore une fois un dédain envers les francophones, une mise à l’écart des contributions (dans ce cas financières) des francophones, un refus de faire affaire avec les francophones inexcusable. Je tiens à préciser que le seul parti au Québec qui ne s’est pas prononcé contre cette décision de VISA est le parti Libéral, qui juge que ce n’est qu’une décision d’affaires, que le choix de filtrer leurs investisseurs leur revient de droit. Encore un exemple de bonhomie et d’acoquinage avec la Big-Business anglophone.
Parlez-en. Ce n’est pas tout le monde qui lit les pages « Économie » dans les journaux, et je n’ai pas entendu beaucoup de cette histoire aux nouvelles à la télé.
jeudi 28 février 2008
L'aréna de l'ALENA
En pleine campagne électorale, les candidats démocrates Hillary Clinton (la femme de l'homme au cigare) et Barack Hussein Obama (c'est son vrai nom, je le jure !) ont tous les deux affirmés vouloir quitter l'ALÉNA si les autres signataires (le Canada et le Mexique) refusaient de réouvrir l'entente. Pour autant que je sache, l'accord protège bien plus les ÉU que le Canada, si je prends comme exemple la clause de proportionalité (voir billet du 5 février) et la surtaxe du bois d'oeuvre que nous avons payé pendant des années.
Le ministre fédéral David Emerson leur répond que les "States" devraient y penser à deux fois avant de réouvrir cette entente, ils risqueraient de devoir répondre aux demandes du gouvernement canadien, qui ont eux aussi des choses à régler de ce côté.
Harper sera sûrement celui qui négociera avec le futur président (le masculin inclus le féminin). Il négociera pour pouvoir vendre plus de pétrole, plus de boeuf, plus de blé aux Amaricains, probablement pour moins cher. La porte s'ouvrira pour avoir l'eau canadienne. C'est bien connu, les rivières ne sont pas légion dans plusieurs régions au sud de la frontière canadienne. Mais nous, nous avons de l'eau à profusion. Bin, le Québec a l'eau. Les autres provinces ont du blé, du pétrole et des boeufs. Mais le Québec a l'eau. Le Québec a sur son territoire 3% des réserves d'eau douce mondiales, une quantité extraordinaire.
Nous exportons aux ÉU plus de 60% de nos produits, de l'électricité, de la technologie et des ressources de notre beau pays. Je prédis que d'ici 2 ans, l'eau sera un enjeu global majeur, un enjeu "enflammé", disons. Pouvons-nous faire confiance au cowboy d'Ottawa, ce fidèle disciple du Bushisme, pour protéger cette ressource déjà fragile qu'est l'eau du Québec ? Poser la question c'est y répondre.
La population du Québec en entier doit exiger du gouvernement du Québec, avant cette discussion tristement historique, de mettre sur pied une politique de l'eau. Le PQ a déjà produit un document énumérant les procédures nécessaires pour assurer que nous gardons le contrôle sur cette réserve unique au monde.
Un Québec indépendant serait en mesure de négocier lui-même les ententes avec ses partenaires économiques sur des enjeux aussi importants. En attendant, nous sommes à la merci des ambitions de Harper, ou Dion, ou Layton.
À l'eau ? À l'eau ? Quelqu'un ?
Le ministre fédéral David Emerson leur répond que les "States" devraient y penser à deux fois avant de réouvrir cette entente, ils risqueraient de devoir répondre aux demandes du gouvernement canadien, qui ont eux aussi des choses à régler de ce côté.
Harper sera sûrement celui qui négociera avec le futur président (le masculin inclus le féminin). Il négociera pour pouvoir vendre plus de pétrole, plus de boeuf, plus de blé aux Amaricains, probablement pour moins cher. La porte s'ouvrira pour avoir l'eau canadienne. C'est bien connu, les rivières ne sont pas légion dans plusieurs régions au sud de la frontière canadienne. Mais nous, nous avons de l'eau à profusion. Bin, le Québec a l'eau. Les autres provinces ont du blé, du pétrole et des boeufs. Mais le Québec a l'eau. Le Québec a sur son territoire 3% des réserves d'eau douce mondiales, une quantité extraordinaire.
Nous exportons aux ÉU plus de 60% de nos produits, de l'électricité, de la technologie et des ressources de notre beau pays. Je prédis que d'ici 2 ans, l'eau sera un enjeu global majeur, un enjeu "enflammé", disons. Pouvons-nous faire confiance au cowboy d'Ottawa, ce fidèle disciple du Bushisme, pour protéger cette ressource déjà fragile qu'est l'eau du Québec ? Poser la question c'est y répondre.
La population du Québec en entier doit exiger du gouvernement du Québec, avant cette discussion tristement historique, de mettre sur pied une politique de l'eau. Le PQ a déjà produit un document énumérant les procédures nécessaires pour assurer que nous gardons le contrôle sur cette réserve unique au monde.
Un Québec indépendant serait en mesure de négocier lui-même les ententes avec ses partenaires économiques sur des enjeux aussi importants. En attendant, nous sommes à la merci des ambitions de Harper, ou Dion, ou Layton.
À l'eau ? À l'eau ? Quelqu'un ?
dimanche 24 février 2008
50% +1, ou la majorité ?
Il y a l'apparence d'une zone grise par rapport à l'accession à l'indépendance du Québec. Pour certains, dont les dirigeants et membres du Parti Indépendantiste , il faudrait atteindre la majorité des sièges au parlement pour pouvoir déclarer unilatéralement la sécession du Québec. Il faut savoir que la majorité des sièges peut représenter seulement 35% des votes. Pour d'autres, il faudrait monter le nombre de votes lui-même à 50% +1 pour arriver à une majorité suffisante et décisive. Qui a raison ?
Il est évident que le principe du 50% +1 consiste en effet, numériquement, à une majorité absolue. Mais est-elle nécessaire ? Je prends pour exemple le référendum de 1995, que le camp du OUI a perdu (s'est fait volé) à 49.6%. Dans les heures suivant le compte final, Jean Chrétien avait affirmé qu'il, en tant que représentant du KKKanada, n'aurait pas reconnu la victoire à 50% +1, que c'était insuffisant pour indiquer que le peuple Québécois voulait se séparer. De toute évidence, 50,6% était bien suffisant, par contre, pour reconnaître le contraire, selon lui ! Chrétien voulait une règle pour le OUI et une auter règle pour le NON.
Vous pouvez être certains que s'il avait pu mettre le pourcentage nécessaire pour le OUI à 99,9% il l'aurait fait !
Notre système parlementaire britannique permet une majorité à 50%+1 des SIÈGES, non des VOTES. Cette règle vaut autant pour ceux qui désirent faire l'indépendance que ceux qui ne la souhaitent pas. ce serait hypocrite, retors et contre le principe même d'égalité que ce système se targue de défendre que d'imposer des lois et règlements différents à un groupe ou à un autre.
Oseriez-vous imposer un nombre de sièges au parlement plus restreint aux femmes ? Aux personnes handicappées ? Voudriez-vous haussez les exigeances d'élection aux mormons ? Aux Haïtiens ? Bien sûr que non !
Ce que nous, les indépendantistes voulons, c'est de jouer selon les règles parlementaires en place, dans le but avoué de se voir reconnaître comme nation juste et fière aux yeux des autres nations libres le jour où nous prendrons notre avenir en main. Nous ne voulons pas de traitement de faveur, mais nous n'accepterons pas de nous faire flouer une autre fois. Assez de Québecois ont payé le prix de la fourberie fédérale, un parmi d'autres: Chevalier de Lorimier. D'autres ont dévoué une grande partie de leur vie à la cause sans en avoir vu les fruits, par exemple René Lévesque.
Parlez de votre amour du Québec. Faites connaître votre coin de pays à votre voisin qui vient d'ailleurs. Offrez-lui une de vos recettes préférées, prêtez-lui un disque de votre musique (Québécoise, bien sûr) favorite. En cette ère de mondialisation, nous avons tendance à clavarder avec des inconnus en Australie tandis que nous ne savons pas le nom de notre voisin. Le Québec, s'il doit être un pays fort un jour, se devra d'être constitué de gens ouverts et confiants en qui ils sont. Chaque personne qui aime le Québec ne peut que souhaiter son bien, donc l'indépendance.
Il est évident que le principe du 50% +1 consiste en effet, numériquement, à une majorité absolue. Mais est-elle nécessaire ? Je prends pour exemple le référendum de 1995, que le camp du OUI a perdu (s'est fait volé) à 49.6%. Dans les heures suivant le compte final, Jean Chrétien avait affirmé qu'il, en tant que représentant du KKKanada, n'aurait pas reconnu la victoire à 50% +1, que c'était insuffisant pour indiquer que le peuple Québécois voulait se séparer. De toute évidence, 50,6% était bien suffisant, par contre, pour reconnaître le contraire, selon lui ! Chrétien voulait une règle pour le OUI et une auter règle pour le NON.
Vous pouvez être certains que s'il avait pu mettre le pourcentage nécessaire pour le OUI à 99,9% il l'aurait fait !
Notre système parlementaire britannique permet une majorité à 50%+1 des SIÈGES, non des VOTES. Cette règle vaut autant pour ceux qui désirent faire l'indépendance que ceux qui ne la souhaitent pas. ce serait hypocrite, retors et contre le principe même d'égalité que ce système se targue de défendre que d'imposer des lois et règlements différents à un groupe ou à un autre.
Oseriez-vous imposer un nombre de sièges au parlement plus restreint aux femmes ? Aux personnes handicappées ? Voudriez-vous haussez les exigeances d'élection aux mormons ? Aux Haïtiens ? Bien sûr que non !
Ce que nous, les indépendantistes voulons, c'est de jouer selon les règles parlementaires en place, dans le but avoué de se voir reconnaître comme nation juste et fière aux yeux des autres nations libres le jour où nous prendrons notre avenir en main. Nous ne voulons pas de traitement de faveur, mais nous n'accepterons pas de nous faire flouer une autre fois. Assez de Québecois ont payé le prix de la fourberie fédérale, un parmi d'autres: Chevalier de Lorimier. D'autres ont dévoué une grande partie de leur vie à la cause sans en avoir vu les fruits, par exemple René Lévesque.
Parlez de votre amour du Québec. Faites connaître votre coin de pays à votre voisin qui vient d'ailleurs. Offrez-lui une de vos recettes préférées, prêtez-lui un disque de votre musique (Québécoise, bien sûr) favorite. En cette ère de mondialisation, nous avons tendance à clavarder avec des inconnus en Australie tandis que nous ne savons pas le nom de notre voisin. Le Québec, s'il doit être un pays fort un jour, se devra d'être constitué de gens ouverts et confiants en qui ils sont. Chaque personne qui aime le Québec ne peut que souhaiter son bien, donc l'indépendance.
mercredi 20 février 2008
Les parents et amis de Sarkozy
Nous avons l'habitude, nous Québécois, d'appeller les Français nos "cousins" j'imagine pour des raisons de rapprochements culturels, linguistiques et autres. Si les citoyens Français sont nos cousins, leur président est forcément notre oncle, que j'appellerai ici "Tonton Sarko". Poussons l'analogie. Tonton Sarko doit tout aussi forcément avoir de la famille de ce bord-ci de l'Atlantique en la personne de notre premier ministre Jean Charest, que la pudeur et un minimum de respect pour ma personne m'empêche d'appeller "papa" (pouah!). Sarko et John James Charest sont donc des frères !
Pas surprenant alors de les voir batifoler ensemble à l'occasion, par exemple le 2 février 2007, le 6 juillet 2007 et le 18 janvier 2008.
Cette fois, c'est différent. Les deux frérots se serrent la main pour donner une médaille à un redoutable adversaire de la cause souverainiste, Paul Desmarais, ex-PDG de Power corporation. Et pas n'importe quelle médaille, la Légion d'Honneur, rien que ça ! Ai-je besoin de rappeller que Desmarais est farouchement opposé à l'indépendance du Québec et qu'il est prêt à utiliser sa fortune et ses influences pour nous mettre des bâtons dans les roues. MM. Charest et Desmarais sont des amis de longue date, André Desmarais (le fils de l'autre) étant un proche conseiller de J.J., et marié à la fille de l'ex-premier ministre Jean Chrétien. Quelle belle grande famille libérale !
Ils donnent la Légion d'Honneur à n'importe qui, direz-vous ! Disons que dans ce cas, c'est douteux. Dire que René Lévesque avait eu la distinction d'être Grand Officier, ce libérateur de peuple, cet homme intègre et généreux se fait ombrager par un homme d'affaires pour qui les gens passent après le portefeuille.
J'ai l'impression que si les Québécois déclaraient l'indépendance demain matin, nous n'aurions pas l'appui de la France, pourtant notre plus proche parente internationale. Sarkozy, Charest et Desmarais, trois homme de droite (non de droiture) qu'il faudra surveiller dans les mois à venir. Vivement une élection provinciale, qu'on rince le parquet avec le frère du tonton.
Pas surprenant alors de les voir batifoler ensemble à l'occasion, par exemple le 2 février 2007, le 6 juillet 2007 et le 18 janvier 2008.
Cette fois, c'est différent. Les deux frérots se serrent la main pour donner une médaille à un redoutable adversaire de la cause souverainiste, Paul Desmarais, ex-PDG de Power corporation. Et pas n'importe quelle médaille, la Légion d'Honneur, rien que ça ! Ai-je besoin de rappeller que Desmarais est farouchement opposé à l'indépendance du Québec et qu'il est prêt à utiliser sa fortune et ses influences pour nous mettre des bâtons dans les roues. MM. Charest et Desmarais sont des amis de longue date, André Desmarais (le fils de l'autre) étant un proche conseiller de J.J., et marié à la fille de l'ex-premier ministre Jean Chrétien. Quelle belle grande famille libérale !
Ils donnent la Légion d'Honneur à n'importe qui, direz-vous ! Disons que dans ce cas, c'est douteux. Dire que René Lévesque avait eu la distinction d'être Grand Officier, ce libérateur de peuple, cet homme intègre et généreux se fait ombrager par un homme d'affaires pour qui les gens passent après le portefeuille.
J'ai l'impression que si les Québécois déclaraient l'indépendance demain matin, nous n'aurions pas l'appui de la France, pourtant notre plus proche parente internationale. Sarkozy, Charest et Desmarais, trois homme de droite (non de droiture) qu'il faudra surveiller dans les mois à venir. Vivement une élection provinciale, qu'on rince le parquet avec le frère du tonton.
lundi 11 février 2008
Lettre à Christine St-Pierre
Voici une lettre que j'ai envoyé à la ministre St-Pierre dernièrement. Je vous invite à la copier et à faire de même. C'est bien beau de trouver que cette affaire est effrayante, mais encore faut-il le faire savoir et exprimer notre mécontentement à nos dirigeants. Peu de pays dans le monde permettent au peuple de critiquer leur chef; nous nous devons donc d'utiliser cette voie, pacifique et responsable, pour exercer l'influence de la masse sur les élus.
Bureau de Mme Christine St-Pierre
Min. de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Édifice Guy-Frégault 225, Grande Allée Est Bloc A 1er étageQuébec (Québec) G1R5G5
Madame la ministre,
Le Québec est aux prises actuellement avec une crise au niveau de son identité linguistique. Le français est encore, après 400 ans de présence sur le territoire, à se débattre et à justifier son existence.
L’instauration de la Loi 101 en 1977 a permis au peuple québécois francophone d’espérer conserver sa langue, donc son histoire et son héritage. Cette loi reste à ce jour le chien de garde métaphorique qui a pour unique raison d’être la défense et la promotion de la langue française au Québec.
La nomination récente de Mme Sylvia Martin-Laforge au conseil d’administration du Conseil Supérieur de la Langue Française est honteuse et offensante au plus haut point. Vous n’étiez pas sans savoir que Mme Martin-Laforge est aussi directrice générale du « Québec Community Groups Network », un lobby pour la défense des droits des anglophones au Québec. Bien que je n’aie rien contre un tel groupe en tant que tel, il est aisé de déceler un conflit d’intérêt flagrant et un parasitisme aussi insidieux que volontaire.
Je ne comprends pas la logique de nommer cette personne précise, avec ce rôle dans la communauté anglophone précis, à un poste-clé de l’organisme qui doit, dans ses propres termes : « …conseiller le ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française sur toute question relative à la langue française au Québec. » (tiré du site internet du Conseil supérieur de la Langue Française). Mme Martin-Laforge a même eu le culot de dire, dans les médias télévisuels que « … la loi 101, ça commence à faire » ! Ça m’a fait l’effet d’une gifle au visage ! Vous demandez au bandit comment protéger le trésor ! Sûrement qu’il y avait d’autres gens beaucoup plus dévoués à notre langue qu’elle que vous auriez pu choisir M. Jean-Paul Perreault du groupe Impératif Français, pour ne nommer que celui-là.
En tant que Québécois francophone, je ne peux que vous exprimer ma colère et mon indignation face à cette situation. Comment voulez-vous, après une telle chose, que nous croyions que vous prenez la situation linguistique au sérieux ? Comment croire que vous défendez notre meilleur intérêt en tant que francophones ?
Bien que je soies conscient que ma voix compte peu pour vous, notre société démocratique me permet d’élever cette critique envers vous. Au nom des Québécois indignés mais silencieux, je demande la démission de Mme Martin-Laforge du Conseil Supérieur de la Langue Française, de façon immédiate et irrévocable. Il en va de la crédibilité de votre organisation et du respect du public Québécois. Je demande également des excuses de la part de Mme Martin-laforge pour son attitude hautaine et dédaigneuse envers nous.
Élevez votre voix avec la mienne, faites-vous entendre !
Bureau de Mme Christine St-Pierre
Min. de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Édifice Guy-Frégault 225, Grande Allée Est Bloc A 1er étageQuébec (Québec) G1R5G5
Madame la ministre,
Le Québec est aux prises actuellement avec une crise au niveau de son identité linguistique. Le français est encore, après 400 ans de présence sur le territoire, à se débattre et à justifier son existence.
L’instauration de la Loi 101 en 1977 a permis au peuple québécois francophone d’espérer conserver sa langue, donc son histoire et son héritage. Cette loi reste à ce jour le chien de garde métaphorique qui a pour unique raison d’être la défense et la promotion de la langue française au Québec.
La nomination récente de Mme Sylvia Martin-Laforge au conseil d’administration du Conseil Supérieur de la Langue Française est honteuse et offensante au plus haut point. Vous n’étiez pas sans savoir que Mme Martin-Laforge est aussi directrice générale du « Québec Community Groups Network », un lobby pour la défense des droits des anglophones au Québec. Bien que je n’aie rien contre un tel groupe en tant que tel, il est aisé de déceler un conflit d’intérêt flagrant et un parasitisme aussi insidieux que volontaire.
Je ne comprends pas la logique de nommer cette personne précise, avec ce rôle dans la communauté anglophone précis, à un poste-clé de l’organisme qui doit, dans ses propres termes : « …conseiller le ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française sur toute question relative à la langue française au Québec. » (tiré du site internet du Conseil supérieur de la Langue Française). Mme Martin-Laforge a même eu le culot de dire, dans les médias télévisuels que « … la loi 101, ça commence à faire » ! Ça m’a fait l’effet d’une gifle au visage ! Vous demandez au bandit comment protéger le trésor ! Sûrement qu’il y avait d’autres gens beaucoup plus dévoués à notre langue qu’elle que vous auriez pu choisir M. Jean-Paul Perreault du groupe Impératif Français, pour ne nommer que celui-là.
En tant que Québécois francophone, je ne peux que vous exprimer ma colère et mon indignation face à cette situation. Comment voulez-vous, après une telle chose, que nous croyions que vous prenez la situation linguistique au sérieux ? Comment croire que vous défendez notre meilleur intérêt en tant que francophones ?
Bien que je soies conscient que ma voix compte peu pour vous, notre société démocratique me permet d’élever cette critique envers vous. Au nom des Québécois indignés mais silencieux, je demande la démission de Mme Martin-Laforge du Conseil Supérieur de la Langue Française, de façon immédiate et irrévocable. Il en va de la crédibilité de votre organisation et du respect du public Québécois. Je demande également des excuses de la part de Mme Martin-laforge pour son attitude hautaine et dédaigneuse envers nous.
Élevez votre voix avec la mienne, faites-vous entendre !
mardi 5 février 2008
Paie-trop Québec ?
Cette histoire date de mai l'an dernier, mais elle n'a pas fait grand bruit jusqu'ici, et je crois qu'elle mérite qu'on se penche dessus. Lire l'article en ligne du Devoir ici.
Le Canada est membre de l'ALENA, c'est bien connu. Le Canada est un pays exportateur net de pétrole, c'est aussi bien connu. Le lien entre ces deux faits est qu'il y a une clause de proportionnalité dans l'ALENA (voir l'article 605, alinéa a) qui stipule que les partis en cause doivent assurer l'un à l'autre le maintien de la part des biens et services que le libre marché lui a assuré antérieurement. En clair, si le Canada exporte 40% de son pétrole aux ÉUA pendant 36 mois et que la situation économique est bonne, le jour où l'économie prend le bord des poubelles le Canada va être obligé de continuer à exporter la même proportion aux ÉUA pendant la même période. Comme le Canada produit beaucoup moins de pétrole que les États, mais que les États ont un apétit énergivore démesuré par rapport à nous, il va nous rester moins de pétrole pour chauffer nos maisons en hiver. La proportion n'est pas de 40% non plus, c'est 66,6%.
Voilà qu'un économiste, Gordon Laxer, propose des pistes de solution pour contrer une telle éventualité. Voir son article dans le Globe and Mail ici, le texte de sa présentation ici, et sa présentation PowerPoint présentée à une réunion de commerce internationale à la chambre des communes ici.
De plus, le pétrole Canadien de l'ouest vient des sables bitumineux, sûrement l'entreprise la plus polluante qui existe, mis à part peut-être les scandales des Libéraux. Chaque jour, des millions de tonnes de gaz à effet de serre s'échappent des plaines de l'ouest, afin d'extraire du pétrole tout aussi polluant, 66,6% duquel qui est acheminé chez nos voisins du sud.
Quel est le rapport avec le Québec ? Devez-vous le demander ? Le pétrole que l'on importe arrive déjà à Montréal. Notre métropole a les infrastructures pour emmagasiner une réserve de pétrole d'au moins 90 jours pour le Québec, tel que les autres pays font. Un Québec indépendant ne se plierait pas à la clause de proportionnalité, à l'instar du Mexique, nous rendant effectivement énergiquement autonome, et exportateur net grâce à notre réseau hydroélectrique, et qui sait, éolélectrique.
Petite note sur le port de Montréal; nous avons dans notre cour arrière un des plus efficaces, des plus importants médium de transport international. Pratiquement tout ce qui nous arrive de l'Europe, l'Afrique et de l'Amérique du sud passe par Montréal. Imaginez maintenant une taxe de manutention, une douane maritime imposée sur toute cargaison dont la destination finale n'est pas sur le territoire du Québec. Avec 20 millions de tonnes métriques par an, ça ne prend pas un gros pourcentage pour être rentable rapidement.
Le Québec peut produire de l'énergie propre, nous sommes connus dans le monde pour notre expertise hydroélectrique. Nous avons la porte d'entrée maritime du continent sur notre territoire. Nous sommes un peuple fier, fort et plein de gros bon sens. L'indépendance n'est que du gros bon sens.
Le Canada est membre de l'ALENA, c'est bien connu. Le Canada est un pays exportateur net de pétrole, c'est aussi bien connu. Le lien entre ces deux faits est qu'il y a une clause de proportionnalité dans l'ALENA (voir l'article 605, alinéa a) qui stipule que les partis en cause doivent assurer l'un à l'autre le maintien de la part des biens et services que le libre marché lui a assuré antérieurement. En clair, si le Canada exporte 40% de son pétrole aux ÉUA pendant 36 mois et que la situation économique est bonne, le jour où l'économie prend le bord des poubelles le Canada va être obligé de continuer à exporter la même proportion aux ÉUA pendant la même période. Comme le Canada produit beaucoup moins de pétrole que les États, mais que les États ont un apétit énergivore démesuré par rapport à nous, il va nous rester moins de pétrole pour chauffer nos maisons en hiver. La proportion n'est pas de 40% non plus, c'est 66,6%.
Voilà qu'un économiste, Gordon Laxer, propose des pistes de solution pour contrer une telle éventualité. Voir son article dans le Globe and Mail ici, le texte de sa présentation ici, et sa présentation PowerPoint présentée à une réunion de commerce internationale à la chambre des communes ici.
De plus, le pétrole Canadien de l'ouest vient des sables bitumineux, sûrement l'entreprise la plus polluante qui existe, mis à part peut-être les scandales des Libéraux. Chaque jour, des millions de tonnes de gaz à effet de serre s'échappent des plaines de l'ouest, afin d'extraire du pétrole tout aussi polluant, 66,6% duquel qui est acheminé chez nos voisins du sud.
Quel est le rapport avec le Québec ? Devez-vous le demander ? Le pétrole que l'on importe arrive déjà à Montréal. Notre métropole a les infrastructures pour emmagasiner une réserve de pétrole d'au moins 90 jours pour le Québec, tel que les autres pays font. Un Québec indépendant ne se plierait pas à la clause de proportionnalité, à l'instar du Mexique, nous rendant effectivement énergiquement autonome, et exportateur net grâce à notre réseau hydroélectrique, et qui sait, éolélectrique.
Petite note sur le port de Montréal; nous avons dans notre cour arrière un des plus efficaces, des plus importants médium de transport international. Pratiquement tout ce qui nous arrive de l'Europe, l'Afrique et de l'Amérique du sud passe par Montréal. Imaginez maintenant une taxe de manutention, une douane maritime imposée sur toute cargaison dont la destination finale n'est pas sur le territoire du Québec. Avec 20 millions de tonnes métriques par an, ça ne prend pas un gros pourcentage pour être rentable rapidement.
Le Québec peut produire de l'énergie propre, nous sommes connus dans le monde pour notre expertise hydroélectrique. Nous avons la porte d'entrée maritime du continent sur notre territoire. Nous sommes un peuple fier, fort et plein de gros bon sens. L'indépendance n'est que du gros bon sens.
lundi 28 janvier 2008
Charest impuissant, Harper impotent
Le Premier Ministre Charest s’est rendu en France il y a quelques jours avec l’intention d’ouvrir une discussion sur le libre-échange et la reconnaissance des compétences professionnelles de part et d’autre de l’Atlantique avec son homologue Français, François Fillon.
Le but de la démarche est d’arriver à instaurer un accord de libre-échange avec l’Union Européenne, un projet bien ambitieux mais combien prometteur. À date, l’intention est honorable, il faut bien l’avouer.
M. Charest a rencontré, entre autres, M. David Emerson, ministre fédéral du commerce international. Ce dernier ne trouve pas tellement important de ratifier une telle entente avec l’UE.
Le résultat ? Notre PM s’est fait rabrouer du revers de la main, en chef provincial qu’il est. Un Québec fort dans un Canada uni ? Laissez-moi rire ! Aux yeux des nations Européennes, indépendantes, celles-là, nous ne valons même pas la peine, en tant que simple province, de discuter avec eux de choses économiques. Il faudrait que notre maman ou notre papa soit là pour nous prendre par la main et parler à notre place. « Tais-toi, Jeannot. Laisse les grands discuter. Va dans ta chambre et joue avec tes viaducs. »
Jean Charest se retourne donc et demande à Stephen Harper de l’appuyer, de développer cette relation avec l’Europe et faire fleurir un nouveau modèle économique prometteur. Mais non !
Harper va laisser l’UE choisir les ÉUA comme porte d’entrée pour leur commerce, c’est bien évident. Ce cowboy fédéral ne peut que plier devant son mentor/idole pétrolifère, George « War » Bush. Le ministre Emerson a parlé, je doute que Harper vienne le contredire. J’imagine que le Canada anglais ne voit pas l’importance d’une telle association. J’imagine que pour eux, ce n’est qu’une autre façon de ne pas revigorer la langue française en la laissant pourrir dans son coin, loin des bouches des magnats du commerce international.
Encore un exemple de chose auquel un Québec souverain n’aurait pas à faire face. Nous pourrions discuter d’égal à égal avec tous les pays du monde. Nous pourrions participer, en français, au commerce dans un contexte de libre-échange avec les 27 pays de l’Union Européenne. Bien sûr, le Québec aura des retombées éventuellement. Des miettes, sans plus. Quelques bonbons pour faire taire encore une fois les dociles colonisés francophones du nord, voilà tout ce qu’on aura. Tout simplement aberrant.
Le but de la démarche est d’arriver à instaurer un accord de libre-échange avec l’Union Européenne, un projet bien ambitieux mais combien prometteur. À date, l’intention est honorable, il faut bien l’avouer.
M. Charest a rencontré, entre autres, M. David Emerson, ministre fédéral du commerce international. Ce dernier ne trouve pas tellement important de ratifier une telle entente avec l’UE.
Le résultat ? Notre PM s’est fait rabrouer du revers de la main, en chef provincial qu’il est. Un Québec fort dans un Canada uni ? Laissez-moi rire ! Aux yeux des nations Européennes, indépendantes, celles-là, nous ne valons même pas la peine, en tant que simple province, de discuter avec eux de choses économiques. Il faudrait que notre maman ou notre papa soit là pour nous prendre par la main et parler à notre place. « Tais-toi, Jeannot. Laisse les grands discuter. Va dans ta chambre et joue avec tes viaducs. »
Jean Charest se retourne donc et demande à Stephen Harper de l’appuyer, de développer cette relation avec l’Europe et faire fleurir un nouveau modèle économique prometteur. Mais non !
Harper va laisser l’UE choisir les ÉUA comme porte d’entrée pour leur commerce, c’est bien évident. Ce cowboy fédéral ne peut que plier devant son mentor/idole pétrolifère, George « War » Bush. Le ministre Emerson a parlé, je doute que Harper vienne le contredire. J’imagine que le Canada anglais ne voit pas l’importance d’une telle association. J’imagine que pour eux, ce n’est qu’une autre façon de ne pas revigorer la langue française en la laissant pourrir dans son coin, loin des bouches des magnats du commerce international.
Encore un exemple de chose auquel un Québec souverain n’aurait pas à faire face. Nous pourrions discuter d’égal à égal avec tous les pays du monde. Nous pourrions participer, en français, au commerce dans un contexte de libre-échange avec les 27 pays de l’Union Européenne. Bien sûr, le Québec aura des retombées éventuellement. Des miettes, sans plus. Quelques bonbons pour faire taire encore une fois les dociles colonisés francophones du nord, voilà tout ce qu’on aura. Tout simplement aberrant.
dimanche 27 janvier 2008
Atteindre l'indépendance... en français
Que faire pour empêcher que la langue de Molière ne dépérisse plus ? La liste exhaustive serait longue, mais voici une toute petite chose qui peut faire toute une différence: Exiger de se faire servir en français dans les commerces, bureaux et hôpitaux. Si tel ou tel commerce est incapable de répondre au client en français, il faut porter plainte à l'Office québécois de la langue française.
C'est une chose d'accommoder un touriste anglophone de passage en lui parlant anglais. Peut-être va t-il de l'Ontario au Nouveau-Brunswick ? C'est tout autre chose que d'accueillir une personne venant d'un pays étranger, d'une langue autre que le français, lui offrir un emploi, lui offrir bien des avantages que son pays d'origine ne connait même pas (syndicalisation, assurance-emploi, assurance-santé, droits de la personne, sécurité de revenu, etc.) Il faut bien sûr supposer que cette personne est entrée légalement au pays et qu'elle détient les visas, passe-port et autres paperasses légales en règle. Cette personne est redevable envers sa terre d'accueil. Elle devrait, à tout le moins, s'efforcer à apprendre une base fonctionnelle de la langue d'ici.

Un ouvrier russe qui s'installe à Rome, ne va t-il pas apprendre l'italien ? Un étudiant portugais qui va habiter au Burkina Faso, ne va t-il pas apprendre le moorè ou le dioula ?
La langue du commerce est, mondialement, l'anglais, d'accord. Par contre, ce ne sont pas toutes les boutiques de vêtements et les quicailleries qui vendent à l'autre bout du monde ! Le dépanneur du coin ne déclare pas ses revenus au sommet du G7 !
Est-ce trop en demander aux nouveaux arrivants que de ne pas tourner le dos aux gens qui les accueillent et de les respecter en leur parlant dans leur propre langue ?
Dans un Québec souverain, le français sera la seule langue officielle, donc enforcée au niveau de l'affichage public, du travail et de toute la vie publique. L'indépendance est la seule solution logique pour mettre fin à ces débats linguistiques. Il y aura un effort à fournir de la part du gouvernement pour offrir des cours de français dignes de ce nom, à des horaires flexibles et doublés de crédits d'impôts lors de l'obtention de l'examen final. Le tout dans le but avoué de permettre à l'immigrant de mieux s'installer parmi nous, de mieux converser avec ses voisins Québécois et de lui permettre de mieux contribuer à la société Québécoise en général.
C'est une chose d'accommoder un touriste anglophone de passage en lui parlant anglais. Peut-être va t-il de l'Ontario au Nouveau-Brunswick ? C'est tout autre chose que d'accueillir une personne venant d'un pays étranger, d'une langue autre que le français, lui offrir un emploi, lui offrir bien des avantages que son pays d'origine ne connait même pas (syndicalisation, assurance-emploi, assurance-santé, droits de la personne, sécurité de revenu, etc.) Il faut bien sûr supposer que cette personne est entrée légalement au pays et qu'elle détient les visas, passe-port et autres paperasses légales en règle. Cette personne est redevable envers sa terre d'accueil. Elle devrait, à tout le moins, s'efforcer à apprendre une base fonctionnelle de la langue d'ici.

Un ouvrier russe qui s'installe à Rome, ne va t-il pas apprendre l'italien ? Un étudiant portugais qui va habiter au Burkina Faso, ne va t-il pas apprendre le moorè ou le dioula ?
La langue du commerce est, mondialement, l'anglais, d'accord. Par contre, ce ne sont pas toutes les boutiques de vêtements et les quicailleries qui vendent à l'autre bout du monde ! Le dépanneur du coin ne déclare pas ses revenus au sommet du G7 !
Est-ce trop en demander aux nouveaux arrivants que de ne pas tourner le dos aux gens qui les accueillent et de les respecter en leur parlant dans leur propre langue ?
Dans un Québec souverain, le français sera la seule langue officielle, donc enforcée au niveau de l'affichage public, du travail et de toute la vie publique. L'indépendance est la seule solution logique pour mettre fin à ces débats linguistiques. Il y aura un effort à fournir de la part du gouvernement pour offrir des cours de français dignes de ce nom, à des horaires flexibles et doublés de crédits d'impôts lors de l'obtention de l'examen final. Le tout dans le but avoué de permettre à l'immigrant de mieux s'installer parmi nous, de mieux converser avec ses voisins Québécois et de lui permettre de mieux contribuer à la société Québécoise en général.
Le Blog Originel
Bienvenue ! Ici je posterai mes billets orientés Québec, souveraineté et politique en général.
Je crois que le Québec deviendra un pays indépendant dans un avenir à moyen terme. Il va falloir, cependant, aller sur le terrain et parler de nos convictions. Partager notre amour du pays aux autres qui ne l'ont peut-être pas découvert comme nous.
La situation actuelle au Québec est très stimulante; immigrants, langue officielle, débats religieux, ventes des entreprises privées vers les ÉUA, recherche et développement industriel, scène culturelle, 400ème de la ville de Québec, sans compter les dossiers importants de nature plus spécifique à chaque région.
Sans me prétendre journaliste, je cite mes sources et je parle franchement. J'insuffle un brin d'humour à mes billets pour que la pilule passe mieux. Bonne lecture et n'hésitez pas à m'écrire.
Je crois que le Québec deviendra un pays indépendant dans un avenir à moyen terme. Il va falloir, cependant, aller sur le terrain et parler de nos convictions. Partager notre amour du pays aux autres qui ne l'ont peut-être pas découvert comme nous.
La situation actuelle au Québec est très stimulante; immigrants, langue officielle, débats religieux, ventes des entreprises privées vers les ÉUA, recherche et développement industriel, scène culturelle, 400ème de la ville de Québec, sans compter les dossiers importants de nature plus spécifique à chaque région.
Sans me prétendre journaliste, je cite mes sources et je parle franchement. J'insuffle un brin d'humour à mes billets pour que la pilule passe mieux. Bonne lecture et n'hésitez pas à m'écrire.
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