vendredi 1 mai 2009

Marche pour l'indépendance

La liberté, ça se gagne, ça se mérite. Il faut se lever et parler, bouger, accomplir des choses. Voici une occasion pour tout le monde, familles, parents, enfants, copains, etc. de se retrouver entre amis souverainistes et faire savoir l'ampleur de notre amour pour le Québec.
Le dimanche 24 mai se tiendra une "Grande marche vers l'indépendance" dans plusieurs villes du Québec, l'une d'entre elles est probablement pas très loin de chez-vous.

Venez marcher, mais surtout échanger et diffuser dans ces villes votre intention de vous libérer de la culture du laisser-aller et du cynisme.

Mettons le pays en marche !

jeudi 30 avril 2009

Libéraux = argent facile, pas de fierté

Notre premier ministre vient encore de modifier les lois québécoises pour accomoder un des ses ministres. Ça fait trois fois qu'il change notre règlementation afin de faire profiter ses ti-namis de la largesse du gouvernement.
C'est rendu qu'un ministre peut avoir des actions dans une compagnie qui fait affaire avec le gouvernement, même son propre ministère. Ça, ça veut dire que les ministres ont maintenant le droit de préférer LEURS compagnies lors de soumissions. Bien sûr, on dit qu'il y a des règles à suivre, pas de regard sur les négociations, etc. Mais on a vu avec quelle facilité les règles sont changées, voire éliminées par Mr Charest. À quand un véritable gouvernement responsable ? À quand une véritable démocracie ?
Je vois d'ici les affiches dans les écoles publicisant une carrière au parti libéral :"Tu veux de l'argent vite fait ? Tu n'as pas de scrupules ? Tu aimes aider tes amis (et seulement tes amis) ? Le PLQ est fait pour toi !" Avec la grosse face de John James Charest en arrière-plan, doigt pointé vers le lecteur, des $$ dans les yeux.
Je ne finis pas de m'étonner que cette farce de politicien a été réélu. Il faut absolument instaurer un commissaire à l'éthique, et vite. S'il commence avec les agissement du parti libéral seulement depuis 2003, il en a déjà pour une dizaines d'années. Au moins 1 emploi de garanti "en ces temps de crise économiques".

lundi 23 février 2009

Mario Dumont - Rat des villes ET rat des champs

Le roi est mort, vive le roi. Monsieur ADQ lui-même quitte la vie politique pour aller travailler dans une compagnie privée à Montréal. L'em"blême" de la vie de campagne - image qu'il a grandement contribué à nourrir lui-même - le porte-parole des gens des rangs, le représentant de la vie simple et rurale, déménage à la grande ville. Il fera bien ce qu'il veut et ça ne me regarde pas, me direz-vous. Et vous avez raison. Peut-être s'est-il rendu compte que ce sera plus facile de courir derrirère les ambulances là où il y en a plus ?

J'ai bien hâte de voir quel candidat sera porté sur l'autel de l'autonomisme. Stéphane Gendron, Éric Caire, l'autre, là, que personne connaît ?

Remarquez, je ne lui souhaite pas de mal. Certaines idées avaient du bon sens. J'aimais plus ses idées que ses méthodes pour les appliquer. Le Québec est un terreau fertile pour jeunes cerveaux politiques. Notre situation géographique et socioculturelle fait de nous une anomalie francophone dans un océan anglo. Notre devoir est de s'assurer que nos enfants et petits-enfants pourront vivre dans une société riche et pleine de potentiel, sans oublier ce que les anciens ont fait pour que ce soit possible.

Le Parti indépendantiste propose justement cela. Un regard fier, la tête haute, les pieds bien ancrés dans la réalité.

vendredi 30 janvier 2009

Les miettes du budget 2009

Le budget présenté par Monique Jérôme-Forget était frileux, tout le monde s’entend. Le PLQ attendait de voir quels bonbons Harper allait lancer au Québec, comme une otarie attend son poisson. Aucune mesure courageuse ni même créative dans le budget québécois, que du remplissage avec des idées ordinaires. Le chef du PLQ pensait pouvoir remplir son bas de laine avec la générosité canadienne et les retombées des mesures américaines. Tant qu’à vivre au dépens d’un autre pays, pourquoi pas deux ? Un chien qui quête à une table pour des miettes va vite comprendre que deux tables sont plus payantes. Eh bien, son chien est mort.

Le budget Flaherty a non seulement réduit la péréquation, mais laisse de côté certains secteurs qui auraient profité au Québec. Certains ont dit que Harper se vengeait de Charest pour ses propos pendant la dernière campagne électorale. Je crois que l’explication serait plutôt que Harper se fout éperdument du Québec. Si c’est une vengeance, il se venge de tous les francophones qui ont élu les 51 députés bloquistes à Ottawa. De ceux qui, sans nécessairement appuyer la coalition, appuyaient une solution de rechange au PLC. Harper affirmait même que les bloquistes étaient socialistes, que la coalition était un " pacte avec le diable ", en anglais, bien sûr. Donc pas de bonbons au Québec, que des mesures pour appuyer l’industrie automobile, les banques, l’industrie du pétrole. L’argent aide l’argent.

JJC ne pourra pas bonifier son budget avec les miettes du fédéral et il en est furax. Cette fois-ci, il n’a que ses mains de polichinelle sur le volant et ne pourra blâmer personne d’autre que lui-même de s’être attendu à mieux de la part d’Ottawa. Les miettes sont allées à d’autres tables, dans une autre ville. Nous devrons vivre encore au moins 4 ans avec ce semblant de chef qui accusait Mme Marois de mauvaise gestion pendant la campagne, même si ça fait 6 ans qu’il est au gouvernement. Peu ou pas de promesses tenues, des dizaines de milliers de fonctionnaires floués, des pans entiers de la population ignorés, JJC ne cesse de nous surprendre par son manque d’intégrité.

Nous avons 4 ans pour reconstruire la fierté nationaliste au Québec. Soit le PQ se réveille, et vite, soit un autre parti devra lui arracher les rênes de la mobilisation et diffuser l’information nécessaire pour éveiller cette fibre qui dort depuis trop longtemps. J’appuie toujours le Parti Indépendantiste, il est réellement le véhicule du changement social francophone en Amérique du nord.

Je n’en puis plus de voir mes chefs se prosterner devant la reine. De jouer les tapis au nom de la rectitude politique. De se tenir à genoux au lieu de marcher aux côtés des autres États autonomes.

Pas vous ?

lundi 26 janvier 2009

Charest dérape

Voici un texte publié sur Vigile.net. L'auteur est Patrice Boileau.
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Et il n’y a pourtant que ses mains sur le volant, à son vœu… N’était-ce pas ce que le chef libéral avait réclamé aux Québécois, lors du dernier scrutin général ? Ne leur avait-il pas demandé en effet d’expulser les partis d’opposition du cockpit ?
Sauf que Jean Charest a oublié qu’il ne peut pas se débarrasser d’une grosse paire de menotte qui nuit à sa conduite des affaires de l’État québécois. L’auteur de ces lignes l’a déjà évoqué lors d’une précédente chronique où il ironisait au sujet de « l’impossible cohabitation » que le premier ministre du Québec déplorait, en imputant le blâme au PQ et à l’ADQ. Au sortir de sa rencontre la semaine dernière avec Stephen Harper ainsi que ses homologues des provinces et des territoires, le leader libéral n’a eu d’autres choix en effet que de condamner vertement le manque de souplesse du chef de l’État canadian.
Il aura beau faire le dos rond, Jean Charest s’amuse dans cet autre épisode de lutte opposant Québec et Ottawa. Assurément l’ingrédient principal qui caractérise le cadre constitutionnel qu’il affectionne tant ! Il a même créé le Conseil de la fédération afin de ranimer « les négociations à douze » auxquelles ne croyait plus Robert Bourassa ! Un système politique auquel il ne veut rien changer parce que le « fruit n’est pas mûr », pendant que son interlocuteur à Ottawa ajoute que le terrain n’est pas fertile pour entreprendre quelques réformes que ce soit…
Pourtant, des sièges supplémentaires aux Communes seront bientôt attribués à l’Ontario et à des provinces de l’Ouest. Le poids politique du Québec risque aussi d’être amoindri au Sénat. Il y aura formation d’une agence pancanadienne de réglementation des valeurs mobilières, même si les députés de l’Assemblée nationale s’y opposent. Enfin, le montant de l’enveloppe de péréquation en provenance d’Ottawa sera diminuée, suite à l’utilisation de nouveaux paramètres économiques, malgré la colère de Jean Charest. Le Canada se transforme donc, même s’il n’y a pas de ronde constitutionnelle. Et il se modifie dans le sens contraire des intérêts du Québec… pourtant dirigé par le gouvernement le plus fédéraliste des dernières décennies.
Le premier ministre du Québec a perdu tout rapport de force face au gouvernement canadian. Il l’a abandonné lors du scrutin de 2007, alors qu’il a consenti de stupides baisses d’impôt à même un « arrangement financier » fraîchement envoyé par Stephen Harper. Jean Charest a ainsi très mal paru, à la dernière élection, en affirmant publiquement que le déséquilibre fiscal n’était toujours pas réglé. Sa ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, n’a pas brillé davantage la semaine dernière en dénonçant la diminution de la contribution fédérale en matière de péréquation, elle qui avait pourtant affirmé l’automne dernier être en mesure de l’amortir grâce à sa fameuse marge de manœuvre. Une déclaration maladroite que le gouvernement Harper s’est empressé de lui rappeler…
La député libérale de la circonscription de Marguerite-Bourgeoys n’en est pas à sa première déclaration qui laisse pantois les Québécois. Ceux-ci l’ont été tout autant lorsqu’ils l’ont entendue affirmer que les finances publiques pourraient possiblement enregistrer un déficit budgétaire à la fin du prochain exercice budgétaire. Le bras droit de Jean Charest avait pourtant été formelle en campagne électorale : le déficit zéro serait maintenu. Au fond, personne ne l’a crue au Québec. En fait, tous sont convaincus que le manque à gagner frappera plutôt le présent budget et le prochain… Ainsi, la chimère voulant qu’une seule paire de main sur le volant assure une bonne gestion des fonds publics n’a persuadé personne. Et le Parti libéral a obtenu malgré tout une majorité de députés !!!
Ce paradoxe découlerait-il du fait que Jean Charest a simulé efficacement un comportement nationaliste ces derniers mois ? La bravade qu’il s’offre envers Stephen Harper depuis que ce dernier a visité Mario Dumont dans sa circonscription en 2007, a semblé plaire à des Québécois. Son approbation à un prochain budget fédéral sans baisse d’impôt confirme son appui subtil aux partis désireux de former une coalition, soutien qui avait déjà pris forme suite à la bourde idéologique de Stephen Harper avant Noël. En déclarant en décembre dernier que la présence du Bloc québécois à Ottawa est légitime, Jean Charest a en effet annoncé ses couleurs.
Le ton belliqueux du chef libéral est néanmoins sans danger pour l’unité canadienne, puisqu’il n’y aura aucune élection québécoise avant quatre ans. La stabilité politique que demandait Jean Charest aux électeurs s’avère finalement son pire ennemi. Car l’homme n’intimide plus personne au Canada anglais. Stephen Harper investit toutes ses énergies en Ontario où il s’apprête à faire pleuvoir des milliards sur l’industrie automobile. Le nouveau chef du PLC, Michael Ignatieff, ne peut de son côté se permettre une trop grande camaraderie avec le premier ministre du Québec au risque de payer le prix électoral dans la province qu’il habite. Le nouveau chef de l’Opposition à Ottawa doit aussi faire très attention au type de relation qu’il compte établir avec Gilles Duceppe. Souscrire au rétablissement de l’ancienne formule de péréquation qu’exige le leader bloquiste au grand plaisir de Jean Charest, pourrait heurter les canadians qui, déjà, sont très peu enclins à appuyer l’idée d’un gouvernement de coalition.
Jean Charest ne peut miser finalement que sur la formation souverainiste pour défendre le Québec à Ottawa. Son image de grand protecteur de l’unité canadienne va en souffrir. Si l’homme caressait secrètement l’espoir de retourner à Ottawa dans le but de diriger le Canada, vaut mieux qu’il y renonce prestement. Le chef libéral a plutôt intérêt à s’attacher solidement à son siège de premier ministre parce que son dernier mandat ne sera pas de tout repos. Son « gouvernement de stabilité » virera à la paralysie grâce au système fédéral qu’il chérit tant. Immobile il sera, dans cette tempête économique qui se lève, parce que sans moyen véritable pour l’affronter.
Tout s’écroule autour de Jean Charest, depuis sa courte victoire électorale. L’ensemble des promesses que son gouvernement a présenté durant le scrutin, a été discrédité lors du pitoyable énoncé économique présenté par sa ministre des Finances, jeudi dernier. Comble de malheur pour le très provincial chef de l’État québécois, l’aide attendue d’Ottawa risque de ne pas être à la hauteur de ses espérances. Comme quoi, celui qui voulait être seul aux commandes de l’État québécois afin de lui imposer une trajectoire fédéraliste, l’aura condamné aux dérapages.

Patrice Boileau

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Et vlan dans les dents. Maintenant, tous ceux qui ont voté pour les libéraux en décembre, allez dans votre chambre et ne sortez que quand je vous le dirai. Vous êtes punis ! Vous devrez réfléchir sur le mal que vous avez fait au Québec et m'écrire 400 fois : "Le fédéralisme canadien est cancérigène. Vive l'air pur de la liberté !"

vendredi 16 janvier 2009

Un chausson avec ça ?

Ces quelques dernières semaines et celles qui vont venir sont parmi les plus longues de l'année. Pas seulement à cause de la durée d'ensoleillement qui s'allonge à pas d'escargot cul-de-jatte, mais à cause de la redondance des canaux de nouvelles. C'est bien dommage ce qui se passe dans la Bande de Gaza, mais désolé, je ne me sens aucunement concerné. Nous côtoyons quotidiennement nos ennemis politiques sans se lancer des rocquettes par la tête. Palestiniens et juifs, prenez des notes. Je compatis avec les familles des victimes civiles des deux côtés de la clôture. Les militaires partout sur la planète devraient s'amuser entre eux et garder égoïstement les engins destructeurs pour leurs camarades en uniformes. Après on se surprend que les jouets les plus vendus dans les magasins ont souvent une forme de fusil (à eau, à disque, à fusée de mousse, à bulles, peu importe).

De retour chez nous, on attendait les 3 jours de l'Assemblée nationale pour connaître les plans pour l'économie de Capitaine Canada. Avant la campagne, il nous cassait les oreilles avec la gravité de la crise économique mondiale. Pendant la tournée électorale, il répétait (comme une cassette, diraient certains) inlassablement que le gouvernail devait être tenu par une seule paire de mains, que cette crise exigeait des mesures concrètes d'un gouvernement stable. Depuis, le néant. D'accord, le congé des fêtes a pas mal ralenti le tempo des nouvelles politiques nationales.

Quelques observations:
Primo: Si vraiment il tenait à s'attaquer à l'économie, il n'aurait pas déclenché des élections, mais aurait fait front commun avec les partis de l'opposition, comme ils l'avaient offerts. Une élection implique nécessairement un réarrangement de cabinet, donc une pause avant le début des travaux parlementaires d'à peu près 3 mois. On a payé $83 millions pour se faire dire d'attendre 3 mois avant de s'occuper de l'économie. Pendant ce temps, des compagnies ferment, des propriétaires perdent leur maison, des artisans doivent cesser de produire, les industries se cherchent des solutions et des alternatives pour contrer cette crise. Charest, lui, a l'air de s'en foutre.

Secundo: John James Charest convoque l'Assemblée nationale pour 3 jours de séances, soi-disant pour traiter de choses importantes. Aux jours 2 et 3, Môssieur file à l'anglaise et se rend à 'Tawa pour un meeting avec les autres Premiers ministres provinciaux. Qui veut parier que cette rencontre était prévue bien avant l'annonce des 3 jours de convocation de l'A.N ? Johnny préfère prendre soin de ses relations avec les autres PM, histoire de préparer son éventuel retour en politique fédérale.

Tertio: Le budget tant attendu est enfin présenté. Au menu, les mêmes promesses qu'avant la campagne, aucune mesure de stimulation de l'économie mis à part les crédits d'impôts pour les rénovations, au maximum $2500 par maison, déductible sur le rapport de 2009, donc payable en 2010. Non mais quel effort prodigieux d'imagination et de créativité ! Un peu plus et il nous disait de cacher notre petit change dans un pot de sucre ! Monique Jérôme-Forget dit vouloir attendre le dépôt du budget Harper et les mesures de Barack Obama avant d'aller plus loin. Quand Charest parlait d'une paire de mains sur le gouvernail, je pensais au moins qu'il allait s'agir des siennes, pas celles du président des USA.

Quatro: Charest devra choisir un nouveau président pour la CDP. Synchronisme parfait ! Il rentre majoritaire à Québec, nouveau président américain, Sarko est bien en place, Harper doit filer doux avec le Québec s'il veut rester dans la chaise du patron, et en prime, une crise économique sur laquelle il pourra blâmer toute perte financière future. Il peut donc graisser des pattes, lubrifier son passage vers 'Tawa tranquillement pas vite. Il a quand même 4 ans pour le faire.

Tout un chef. L'intégrité du chef du parti Libéral pourrait être contenu dans un dé à coudre.

Franchement, y a pas de quoi être fier d'avoir voté Libéral.

mardi 18 novembre 2008

Du pareil au même

« Lorsque deux hommes ont les mêmes idées, seulement l’un d’eux réfléchit. » Cette citation de Lyndon Johnson reflète bien ce qui se passe sur la scène politique présentement, en égards à Pauline Marois et John James Charest. Les deux chefs de parti ont des idées tellement semblables qu’on jurerait qu’il se sont consultés pour faire du surplace. On arguera que l’un ne fait que copier sur l’autre, mais lorsque deux partis politiques, à la base si différents, peuvent avoir des programmes électoraux si semblables qu’ils sont interchangeables, il y a occasion de regarder la situation de plus près.

Est-ce Johnny Cherry qui usurpe les concepts gauchistes de Mario ? ou de Marois ?
Est-ce Pauline qui tente de charmer la clique économique polyglottique ?

Cette élection n’était pas voulue par la population, Johnny n’étant en service que depuis 18 mois. On sortait à peine d’un tour de piste fédéral, où les Québécois ont claqué la porte à une majorité conservatrice. Depuis deux ans on entend glousser nos voisins du sud, occupés qu’ils sont à choisir qui va avoir l’insigne honneur de s’asseoir sur le trône de George War Bush et ramasser 900 milliards de pots cassés. Si Johnny voulait vraiment régler la crise économique qui frappe à la porte, il aurait très bien pu retrousser ses manches et travailler avec l’opposition, qui lui avaient assurés leurs appuis. À la place, il a décidé de dépenser $2,2 millions par jour pour –espère-t-il – se faire donner un mandat majoritaire. Si on se fie à son historique de gouvernance, on peut être certain qu’il utiliserait ce mandat pour graisser la patte de ses amis Desmarais de Power Corporation, favoriser économiquement ses amis anglophones de Montréal, et probablement dédommager un peu les transfuges adéquistes pour leurs informations internes, à laquelle Johnny n’avait pas accès avant.

Petit calcul rapide. Déficit accumulé selon le vérificateur du gouvernement du Québec : $5,8 milliards. Surplus budgétaire annoncé par la véritordeuse Jérôme-Forget : $2,3 milliards. Total : $8,1 milliards.
Somme allouée prévue l’an prochain par la péréquation : $8,4 milliards. MAGIE ! Disparu, le déficit ! Bonjour, surplus ! Sauf que c’est l’argent de l’an prochain, calculé avant que l’Ontario ne réclame son chèque fédéral lui aussi.

Pauline Marois tente tant bien que mal de raviver la flamme nationale des Québécois, mais ne réussit pas du tout. Ce n’est pas difficile à comprendre. Les Québécois peuvent-ils être fiers de Pauline ? Elle a repoussé du revers de la main l’agenda souverainiste, propose des choses vieilles de 10 ans, suggère ENCORE de renforcer l’enseignement de la langue english au lieu du français, des places de plus en service de garde, plus d’argent pour les hôpitaux (même celui, anglophone, de McGill), plus d’argent dans les écoles, bref, rien de bien différent du programme de son adversaire libéral. Sommes-nous fier de Johnny ? Pas du tout. Alors….

En 1976, une nouvelle équipe a accédé au pouvoir politique Québécois et a permis aux gens de croire en leur avenir, de croire qu’ils pouvaient participer à cet avenir. Le cynisme de béton qui s’incruste aujourd’hui réclame un cri d’alarme, exige un brassage de cage monumental. Les gens veulent croire, doivent pouvoir croire qu’il ont encore une place importante dans la société. Il faut remettre le pouvoir de décision dans les mains du peuple. Redonner confiance à la population, leur montrer que c’est possible de croître économiquement, en respectant notre identité et nos rêves. On peut très bien faire affaire en anglais avec les autres pays, mais se parler entre nous (200 millions de francophones dans le monde) en français. Si apprendre une autre langue est si enrichissant, demandons aux nouveaux arrivants de s’enrichir de notre langue en commençant, pour s’enrichir mutuellement par la suite.

Seul le Parti Indépendantiste propose d’élever cette province au rang de pays, de remonter la fierté nationale pour pouvoir se tenir debout. Il s’est dit dans les médias qu’.il n’y a plus de projets de société rassembleur « comme dans le temps ». Y a-t-il meilleur projet de société rassembleur que de bâtir un pays ? Donnons-nous les outils pour construire une société à notre image. Cette crise économique sera comme toutes les autres, temporaire. Nous passerons au travers, nous naviguerons les eaux troubles comme nous l’avons toujours fait, à notre manière.

Nommer un député du P.I. à l’assemblée nationale serait un message vibrant de la volonté des Québécois de se prendre en main politiquement. Visitez http://www.parti-independantiste.org/ Devenez membre et votez P.I.. !

mercredi 29 octobre 2008

La séparation du KKKanada

On accuse souvent les indépendantistes Québécois de vouloir briser le "plusss meilleur pays" du monde. La réalité dépasse souvent la fiction, et ceci en est un bel exemple. Je tiens à préciser que nous ne voulons pas briser quoi que ce soit, mais plutôt rassembler les éléments qui nous ont permis de demeurer nous-mêmes pendant 400 ans et se bâtir un pays, dans lequel nous désirons nous développer encore plus. Le rêve -le BUT- de tout peuple est de s'auto-gérer dans la dignité et l'honneur.

Les résultats de l'élection du 14 octobre dernier ont été mâchés et digérés à toutes les sauces, et j'aimerais démontrer que le Québec n'a pas le monopole de la dissension. Voyez les résultats par province. Je vais résumer. Voici les partis qui ont le plus de sièges:
Maritimes-Libéral (14 sièges)
Québec-Bloc (49 sièges, sur ce site, 50 au total)
Colombie-Britannique/Alberta/Saskatchewan/Manitoba-Conservateur (122 sièges)
Nouveau-Brunswick-Conservateur (6 sièges)
Grand-Nord-Loin-Loin-1 de chaque qui reste.

Coloriez une carte du Canada pour représenter cette réalité, vous verrez que le Canada peut très bien se séparer tout seul sans nous. On voit même que le PLC a reçu plus de sièges malgré une baisse du nombre de voteurs !

Alors la prochaine fois que quelqu'un vous chante des bêtises parce que vous voulez "briser le pays", dites-lui qu'il n'y a rien à briser, mais tout à construire. Les morceaux sont déjà à nos pieds.

Tout un choix !

C'est finalement arrivé, ce que nous, les souverainistes pensions et avions prévu, Stéphane Dion s'est planté. La face dans le prélart les mains dans le dos, comme si ça avait été une gageure. Mettons le blâme sur la conjecture économique, les élections américaines, les relations internationales, l'alignement des planètes si vous voulez. Le bon peuple canadian a choisi de laisser les libéraux de côté pour se ranger derrière le cowboy au regard de poupée Ken. Long live the gouine.

Les libéraux vont avoir le temps de se consulter en long et en large avant de s'élire un nouveau chef. Ils sont à l'opposition dans un gouvernement minoritaire, et n'ont que peu de poids politique par eux-mêmes. Bref, qu'ils fassent ce qu'ils ont à faire, personne ne leur demande leur opinion de toutes façons. Ils vont pouvoir choisir allègrement lequel des candidats pourra se planter la prochaine fois. Regardons la course telle qu'elle est aujourd'hui, malgré qu'elle n'est pas entamée encore.

Les candidats potentiels: Michael Ignatieff, professeur à Harvard, Oxford et Cambridge. Pas un ignare, mais bien un digne représentant et défenseur de la couronne britannique.
Bob Rae, transfuge du NPD (fédéral), au NPD (provincial Ontario), puis libéral (fédéral) depuis 2006. Encore un revirement et on le prend pour une crêpe au sirop d'érable.
Martha Hall Findlay, qui a failli être députée en 2004 et 2006 (4 ans de vie politique, wow !), et voudrait bien diriger le KKKanada la prochaine fois que les libéraux entrent au pouvoir. Think big, 'sti !
Et le chouchou de ces ladies, le jeune, beau, fringant, bilingue, je-love-le-people-du-Canada, Justin Trudeau. En fait, J.T. a déclaré ne pas vouloir participer à la course à la chefferie, vu son manque d'expérience. Par contre, un sondage Ipsos Reid d'environ 1000 canadians révèle que le fils de PET est la personne que les gens veulent le plus voir à la tête du PLC. Il mène le peloton avec 16% des votes ! Quel score ! 16% ! Strictement entre nous, il faut qu'il y ait une rupture de stock de confiance envers les candidats pour que les opinions soient aussi épars. Le sondage indique même qu'il est meneur dans la branche des 18 à 55 ans, et chez les femmes ! Non mais, il reste quoi comme démographie, après ça ? les jeunes de moins de 18 ans, qui ne peuvent pas voter, et les hommes de plus de 55 ans, qui votent conservateur de toutes façons. En chiffres clairs, 16% de 1000 c'est 160 personnes, de femmes et hommes, âgés entre 18 et 55 ans. Sur 30 millions de population, c'est un vote de confiance de .00053% du bon peuple canadian.

On va être pogné avec le cowboy pour un bon bout. Quoique... Pauline Marois a finalement émis un document qui mentionne la souveraineté, dernièrement. les espoirs pourraient-ils être permis ?

samedi 6 septembre 2008

Le beau, la bête et le truand

Les élections fédérales du 14 octobre prochain opposent non seulement deux partis principaux, mais deux idéologies diamétralement opposées. Le premier de ces partis est mené par Stephen Harper, l’autre par Stéphane Dion. Plusieurs parallèles peuvent être faits d’ailleurs entre le Parti conservateur et les républicains de Georges W. Bush, ainsi qu’entre le Parti libéral du Canada et les démocrates états-uniens. La question qu se pose maintenant est : laquelle de ces formations politiques pourra le mieux défendre les intérêts du Québec ?

Nous sommes tous au courant des frasques frauduleuses des libéraux sous Jean Chrétien et Paul Martin : scandale des commandites, Option Canada, favoritisme envers des entreprises privées, etc. Nous avons vu aussi que, depuis leur arrivée au pouvoir en janvier 2006, ce dont les conservateurs sont capables : augmentation massive du budget militaire, diminution de la transparence de gouvernement, ouverture vers la criminalisation de l’avortement (C-484), projet de loi créant la censure des productions cinématographiques (C-10), coupures dans les programmes d’art et le rejet du protocole de Kyoto.

 Pour ma part, mon vote ira au chef de parti qui a les intérêts du Québec à cœur, celui qui peut le mieux représenter notre nation à Ottawa : Gilles Duceppe. Le Bloc québécois a été créé pour être la voix du Québec au parlement canadien. C’est le BQ qui a mis à jour le scandale des commandites, qui s’est battu pour faire reconnaître le déséquilibre fiscal, qui s’est battu pour que les producteurs de bois soient dédommagés un tant soit peu après la hausse de la taxe sur le bois d’œuvre. 

Stephen Harper cherche à centraliser au maximum la gestion du Canada au point de s’immiscer dans les compétences des provinces. Son fédéralisme d’ouverture n’aura servi qu’à mieux nous fermer la porte au nez !

Stéphane Dion, le père de la « loi sur la clarté », est le digne descendant des Trudeau, Bourassa, Chrétien et Martin, tous d’origine francophone mais ayant préféré servir la couronne britannique au lieu de la nation québécoise.

Assurons-nous que notre voix francophone se fera entendre. Assurons-nous que nos valeurs seront respectées. Assurons-nous que le Québec progresse dans le sens de nos intérêts. Votons Bloc Québécois.

samedi 30 août 2008

Trois évènements

Tout a commencé avec le rapport Bouchard-Taylor. Cette commission a au moins eu le mérite de poser la question : « Qu’est-ce qu’un Québécois ? » Nous nous sommes regardés, collectivement, et nous avons posés des balises sur les « pré-requis » de la nation Québécoise. Non pas que tout le monde soit d’accord avec ces balises, loin s’en faut. Toujours est-il qu’une remise en question s’est faite, isolant certains points sensibles de notre identité propre. La laïcité gouvernementale, la francophonie et l’ouverture aux autres sont ressorties grandes gagnantes toutes catégories.

Ensuite il y a eu les célébrations de 400ème de la ville de Québec qui ont épaté la plupart des visiteurs, avec raison. C’est impossible, je crois, d’offrir des dizaines de spectacles, de festivals et d’évènements divers étalés sur plusieurs mois sans froisser personne. Le 400ème a aussi réussi, par contre, à déranger pas mal de monde. Du départ des navires à La Rochelle par Michaelle Jean, l’absence notée de John James Charest à ce même lancement, le spectacle d’ouverture avec la bombe espagnole « Rico » (Stéphane Rousseau) et Pascale Picard qui chantait (mal) en anglais, le passage-clou de Paul McCartney, en terminant avec notre deuxième diva –la première étant Nathalie Choquette- , Céline Dion. Les critiques avaient pour la plupart le même argument : on ne parle pas assez de notre histoire francophone dans le 400ème. Tout d’un coup, les Québécois se sont éveillés (réveillés ?) à leur culture d’origine française. Le Québec en tant que nation s’est rendu compte qu’il avait un passé riche et important pour son identité. Ça vient recroiser les « trouvailles » de la commission Bouchard-Taylor.

Récemment, les évènements brutaux de Montréal-Nord causent des questionnements sur l’efficacité des écoles à garder les jeunes « dans le droit chemin ». On parle d’uniformes scolaires, d’implication bénévole, d’appartenance à un club sportif, etc. La comparaison a été faite avec le « high school » américain. Précisons que l’époque de « Grease » est révolue et que Riverdale n’existe que dans les bandes dessinées de Archie. Au-delà de l’uniforme, il faut voir une volonté de redonner une dignité aux élèves. De retrouver le sentiment qu’une école est un hâvre d’apprentissage et de cheminement personnel. L’uniforme obligatoire et al. ne sont pas la solution aux gangs de rue, mais le sentiment d’appartenance et d’accomplissement le sont, du moins en partie. L’école doit revenir l’endroit ou les jeunes s’attachent à la communauté et développent des liens avec l’univers qui les entoure. L’école publique doit être revalorisée afin de donner les meilleurs chances possibles au plus grand nombre possible.

Ces trois évènements séparés interpellent tous l’identité Québécoise. Le monde change, les cultures se marient et se mélangent, le peuple Québécois doit s’adapter à cette réalité. Ce que nous devons retenir de cet exercice, c’est que nous sommes un peuple avec une histoire riche, un peuple fier de sa francophonie, avec ses traits distinctifs, avec sa culture, ses coutumes, ses icônes, ses légendes. Les valeurs qui faisaient vibrer les coureurs des bois et les artisans du Bas-Canada sont encore vivantes aujourd’hui à l’heure de la mondialisation et de la communication cellulaire. Se lever debout n’est pas rabattre l’autre. S’affirmer soi-même n’est pas dénigrer l’autre.

mardi 12 août 2008

Les Libéraux et leurs sbires

Voici une courte vidéo montrant des jeunes indépendantistes tentant d'entrer dans le bar (espace public) où se tenait une rencontre libérale. Un fier-à-bras leur bloque l'entrée par discrimination politique !
Elle est belle, la liberté d'opinion chez les libéraux fédéraux !

http://ca.youtube.com/watch?v=deIJdzF4JlU

vendredi 11 juillet 2008

Accord libre-échange Canada - UE

John James Charest veut, une fois de plus, enfoncer le clou de notre servitude envers le Canada en créant un partenariat de libre-échange entre le Canada et l'Union Européenne.
Ça fait déjà plusieurs années que c'est dans l'air, mais maintenant tout semble faire croire que ça va se concrétiser. N'allez pas croire que je suis contre le libre-échange, que non ! Je pense que ce serait une très bonne chose de pouvoir échanger les connaissances, les technologies, les divers services et produits faits par les pays européens. En plus de nous stimuler économiquement, une telle relation aide à maintenir une saine relation politique et sociale, cruciale pour le pays-en-devenir que nous sommes. Un appui des autres pays de la francophonie peut faire pencher la balance en notre faveur lorsque nous déclarerons notre indépendance. Nos dirigeants doivent entretenir des liens économiques, culturels et, pourquoi pas, amicaux avec ces pays.

Mais voilà que notre Premier Sinistre, au lieu de saisir l'occasion au vol et donner plus de moyens au Québec de se développer, il se tourne vers Stephen Harper (alias Stephen W. Bush) pour lui demander de faire le premier pas ! Preuve supplémentaire, s'il en fallait une, que JJC n'a jamais renié ses origines conservatrices fédéralistes et qu'il fera passer les intérêts du Canada bien avant ceux du Québec. Quiconque suit un peu les déplacements de JJC ne sera pas surpris par cela, il a après tout été présent lorsque son bon ami Sarko a remis la Légion d'Honneur à un autre bon copain Paul Desmarais de Power Corporation.

Comment croyez-vous qu'un futur dirigeant du Québec, indépendant ou non, pour peu qu'il ne soit pas trop fédéraliste, pourrait défendre les valeurs et les points de vue Québécois après ça ? Charest est en train de brûler les ponts menants à l'Europe. Jean Chrétien passe plusieurs semaines en Chine par année, surtout depuis qu'il est "à la retraite", pour encourager ce pays en explosion économique de faire affaire avec le Canada, pas le Québec ! Nous devons reprendre le pouvoir et s'occuper de nos affaires internationales avant que les fédérastes ne s'occupent de nous une bonne fois pour toutes.

Avec le traité Canada-UE, l'Alberta va vendre son pétrole, le Saskatchewan va vendre son blé, l'Ontario va vendre sa technologie et toutes les provinces vont vendre tout ce qu'elles vendent. Mais l'argent va aller à Ottawa, se faire engranger avec le reste de l'argent du déséquilibre fiscal, avec le fonds d'assurance-emploi, avec nos impôts payés à ce gouvernement menteur et hypocrite anti-francophone.

Dire qu'il remonte dans les sondages en plus. À vos plumes, citoyens !

lundi 23 juin 2008

Bonne Fête à tous les Québécois

Bonne Saint-Jean-Baptiste à tous les Québécois des 4 coins du pays !

Gardez en mémoire les batailles politiques, militaires et sociales vécues au nom de la liberation du Québec.
Gardez en mémoire les noms des patriotes, que nous avons honorés le 19 mai dernier.
Gardez en mémoire nos artisans, nos hommes et nos femmes qui ont contribué à bâtir cette nation fière et prospère.
Gardez en mémoire nos chansons, nos légendes, nos contes, nos danses. Ce sont grâce à eux que nous avons passé au travers autant de durs hivers.

Merci, Samuel de Champlain. Merci, Général Montcalm. Merci, ancêtres patriotes. Merci, Louis-Joseph Papineau. Merci, Louis Riel. Merci, Philippe Aubert de Gaspé. Merci, Adélard Godbout. Merci, René Lévesque.

J'en oublie et je laisse des trous, à vous de les remplir avec vos "Merci" personnels.

VIVE LE QUÉBEC LIBRE !

mercredi 28 mai 2008

Les origines du Dr Fléau

Tout le débat autour des accomodements (plus ou moins) raisonnables a eu le mérite de semer dans l'imaginaire des gens ce qu'est un Québécois. Qu'est-ce qu'un Québécois de souche ? À quel moment deveint-on Québécois ? L'avion doit-il être atteri, ou seulement dans l'espace aérien Québécois pour que les immigrants à bord soient tous naturalisés ? Une personne à Taiwan qui pense très fort au Château Frontenac devient-elle Québécoise automatiquement ? La réponse varie selon la personne à qui l'on demande, c'est à dire selon la vision politique du territoire Québécois que cette personne a. Je ne peux que vous exprimer la mienne, alors voici:

Primo, il est important de savoir que je suis la 23ième génération de ma famille né en sol Québécois. Mes enfants sont donc la 24ième. Mes ancêtres, deux frères, sont arrivés en Nouvelle-France en 1634. J'ai peut-être du sang autochtone dans les veines, mais la généalogie a certaines limites et l'on a pas pu retrouver toutes les informations sur toutes les générations depuis cette époque, alors je n'en suis pas absolument sûr. Disons que c'est probable, mais je sais que ce n'est pas arrivé dans les 5 dernières générations d'avoir un indien dans la famille.

Deuxio, ma famille n'a jamais été dans l'argent, c'est à dire que de tous temps, ma famille a connu les joies et les peines d'un labeur de fermier, d'artisan, de marchand, d'honnête travailleur qui se lève tôt pour mettre du pain sur la table. Je respecte énormément les travailleurs manuels, il y a une fierté à construire quelque chose de solide pour les enfants de demain. Ceci dit, j'ai aussi un billet de loterie dans mon portefeuille, on sait jamais.

Tertio, je suis agnostique mais ai été élevé dans un milieu catholique croyant, et j'en ai donc les valeurs aujourd'hui. Je crois que chaque personne a le droit de pratiquer la religion de son choix, en autant que cette pratique ne brime pas la liberté des autres de pratiquer la leur, et la pratique chez eux, à la maison. Si Dieu est partout, il est chez vous, allez le trouver si vous voulez. L'espace public (institutionnel, scolaire, médical, récréatif, culturel, etc.) doit rester laïc.

Quatro, je suis une personne profondément rationnelle. Je ne souscrit à aucune philosophie sans l'avoir décortiquée au préalable, et je n'ai aucune peine à dire que je peux avoir tort, ou que mes idées sont erronées. Dans la situation qui nous concerne, je ne crois pas qu'il y ait de vrai ou faux, de noir ou blanc. Tout est dans les tons de gris, les nuances.

Les Québecois se battent depuis 4 siècles pour rester qui ils sont. Le français est une des pierres angulaires de notre identité, à l'instar de la religion catholique. S'affirmer n'est pas renier l'autre. Les immigrants doivent savoir et se rendre compte de la spécificité du territoire Québécois et des ses moeurs et coutumes, et au moins tenter de les comprendre, sinon les embrasser. Je ne préconise pas un lavage de cerveau, mais une conscientisation organisée, structurée, visant à harmoniser l'intégration de ces gens au sein de la communauté.

Oui, le Québec peut et doit accueillir du sang neuf, des idées et des talents frais. Mais pas au péril de la survie de la culture que nous défendons depuis si longtemps. Pas en poussant du revers de la main les sacrifices que tant de gens ont fait depuis 400 ans.

Dubourg le susceptible

Certains amoureux du fédéralisme (je vise spécifiquement ici Emmanuel Dubourg, bien sûr) se sont choqués de lire Victor-Lévy Beaulieu appeler la gouverneuse générale Michaëlle Jean la « reine-nègre ». Vite, un pilori ! Apportez du bois ! Du goudron et des plumes, j’ai trouvé un raciste !! Les nerfs, pompon ! Depuis le temps que tu fais de la politique, tu ne sais pas ce qu’est un roi-nègre ? Ça n’a rien à voir avec la couleur de la peau. C’est trop facile de jouer la carte du racisme. Que Gilles Duceppe saute sur ce train-là me surprend un peu, par contre. Lui qui mène le même combat que nous aurait dû voir le rapprochement. Ah, rectitude politique, quand tu nous tiens !

Traiter l’hypocrite haïtienne de vendue, de parvenue, d’arriviste, de profiteuse, de traîtresse ou de vire-capot, ça, ça passe. Ce n’est pas insultant de toutes façons, ce n’est que la pure vérité. Si VLB avait voulu en ajouter, il l’aurait traitée de négresse, terme généralement accepté comme étant déplacé et péjoratif. Mais ce n’est pas le cas. Il l’a traitée de reine-nègre, en référence aux forces colonialistes africaines.

Et le fédéraliste en rajoute, en plus. Il compare la sortie de VLB à un tireur qui entre dans une école ! Il veut limiter la liberté de presse pour éviter qu’on le choque avec nos gros mots. Susceptible, le monsieur !

VLB s'est expliqué, un peu plus tard sur son texte. Non pas pour s'excuser, mais pour clarifier sa pensée et répondre aux attaques de racismes portées contre lui.

Dubourg peut bien trouver la gouverneuse noble et qu'elle est "un modèle d'excellence", je continue à croire que ce symbole britannique de notre soumission est passéiste, sinon outrancière envers tout le peuple Québécois.

lundi 12 mai 2008

La très Onéreuse Michaëlle Jean

La gouverneuse générale du Canada, sa royauté princière Michaëlle Jean, s'est entretenue avec le quotidien français "Liberation" récemment au sujet des troupes canadiennes en Afghanistan.

Le public peut répliquer, alors voici l'intégral de mon commentaire:


"Seule une personne qui a oublié son histoire, par choix ou par paresse, peut dire que le Canada est né en français. Le Canada est né en 1867 de pères anglophones, sous constitution britannique, avec l'intention avouée (!) d'éliminer les francophones du territoire. Relire le Rapport Durham au besoin. John A. McDonald était un des plus grands défenseurs du nettoyage linguistique de son époque.
La ville de Québec est francophone depuis 400 ans, non pas grâce à la reine Élisabeth II que Michaëlle Jean représente, mais bien grâce à la ténacité et la volonté des occupants de cette région du monde que sont les Québécois.
Vous dites que l'enfermement n'est pas la meilleure des choses, je suis entièrement d'accord avec vous. Présentement le Québec est enfermé dans le carcan fédéral, forcé de "cohabiter" avec les autres provinces. Vous êtes bien capable, Mme Jean, de reconnaître la spécificité du Québec, vous l'avez déjà défendue. Nous ne sommes pas canadiens. Nous ne sommes pas à vendre ou à acheter. Nous sommes Québécois. Vive le Québec libre !"

Nous devons nous battre chaque jour contre les forces oppressantes du colonisateur. Cette époque devrait être terminée, bon Dieu ! Nous sommes un peuple fort, avec ses traits distinctifs, avec sa culture, ses coutumes, ses icônes, ses légendes. Pourquoi nous laissons-nous marcher sur le dos ? Si je le savais, je trouverais la façon de faire cesser ces sottises et nous pourrions enfin construire un pays. NOTRE pays.

Pensez à célébrer la journée nationale des Patriotes lundi prochain. Achetez ou fabriquez des drapeaux fleurdelisés. Voir ici: www.etendard.com.

Gardez en mémoire les hommes et les femmes qui ont oeuvré et donné leurs vies pour que nous puissions encore parler français.

Merci aux Patriotes.

jeudi 8 mai 2008

Insulte par-dessus insulte

La Très-Onéreuse Michaelle Jean est en France présentement pour donner le coup d’envoi officiel des festivités du 400e de Québec. Déjà, c’est une gifle au visage. Cette parvenue qui a renié sa citoyenneté française afin de devenir représentante des bourreaux anglais, cette traîtresse à la cause souverainiste qui a viré capot lorsque l’appât du gain était plus fort que le goût de la liberté, cette immigrante partie de rien qui a su se hisser au plus hauts sommets de l’hypocrisie, elle, donnera le départ des navires de La Rochelle dans une reconstitution historique du périple de Samuel de Champlain. Le mot « scandale » est trop faible pour exprimer ce que j’en pense. J’avoue avoir eu la naïveté de croire que notre Premier Ministre Québécois, le Tout-Aussi-Onéreux John James Charest, serait de la partie et se tiendrait aux côtés de la gouverneuse pour cet évènement. Mais non ! Le représentant élu du peuple qu’on célèbre ne participera pas au lancement des navires ! Non seulement n’a-t-il pas été invité, mais il a affirmé qu’il n’y voit aucun problème à laisser sa place à la vis-reine. Voyez-vous ça. Charest ira la semaine prochaine, une fois que le tout sera terminé, et en bon libéral qu’il est, il ira visiter son pote Sarko pour lui dire que les relations avec le Québec passent maintenant par Ottawa. Le mandat du Premier Ministre du Québec est, de façon primordiale et essentielle, de représenter le peuple Québécois en toutes choses. Le peuple Québécois est avant tout un peuple d’origine Française, il est incroyable que notre PM ne juge pas important d’y être. Cela démontre bien à quel point Jean Charest n’a pas le Québec à cœur. À quel point le chef des libéraux méprise notre nation. N’oublions pas qu’il était au cabinet conservateur fédéral il y a 10 ans. Quant à moi il peut y retourner, au cabinet.

Quelle image laissons-nous aux Français, Européens et gens de partout qui suivront ce spectacle ? Quelle impression auront-ils de nous, francophones établis depuis 400 ans, lorsque la couronne britannique annoncera la fondation du Canada grâce aux efforts de Champlain ?

Voyez là encore un exemple d’assujettissement éhonté de la part de nos voisins canadiens. Une nation célèbre 4 centenaires de lutte, de culture entourée d’anglais, de survivance francophone, et Ottawa prend l’avant-scène sous les lumières glorieuses du conquérant, tout souriant. Et JJC qui ne dit mot. Qui ne dit mot consent, apparemment.

Voici donc mon mot, monsieur le premier sinistre : Indépendance. Et bon débarras.

mardi 29 avril 2008

TQS, CRTC, C-10, etc.

Je ne pleurerai pas la disparition de TQS (SI elle disparaît. Histoire à suivre s’il en est une). Je n’ai jamais vraiment regardé cette chaîne trop sensationnaliste à mon goût. Après les festivals de « Terreur sur les mers », les films de catastrophes, les films de Van Damme, Segall, Willis, Rundgren et al., c’était les nouvelles présentées avec les images de ces mêmes films. C’était l’effet recherché, à tout le moins. Évidemment, tous ne sont pas de mon avis. Une demande a été faite à la CRTC pour modifier la licence d’exploitation que la station avait originalement.

La CRTC est un organisme fédéral qui est, selon leurs dires, « chargé d'autoriser, réglementer et surveiller les entreprises canadiennes de radiodiffusion et de télécommunications, en servant l'intérêt public ». Tout changement de vocation, de genre ou de style d’un télédiffuseur doit être approuvé et béni par Ottawa et par sa mansuétique majesté Liz 2.0 par le fait même.

Ce qui me permet de faire une légère bifurcation de sujet vers un projet de loi proposé par le Parti Conservateur et qui est présentement en deuxième lecture au communes, le célèbre, infâme, que dis-je, anti-démocratique projet de loi C-10. Cette loi, une fois à terme, permettra au ministre de la culture fédéral en place de juger quel projet de film mérite de voir le jour et donc d’être subventionné, et quel film se verra jeter allègrement aux oubliettes, à moins que le producteur débourse les montants nécessaires de sa poche. En attendant, les « Minutes du Patrimoine », véhicules diffamatoires et mensongers face à la nation Française en Amérique du Nord, se font encore diffuser au ROC.

C’est ainsi que des productions cinématographiques qui sont historiquement délicates ou contestées risquent de ne pas recevoir de financement de la part d’Ottawa. Est-ce vraiment surprenant ? Ce qui l’est, c’est que les bonzes du Québec-bashing se dotent maintenant d’un mécanisme légal et sanctionné par la Reine elle-même.
Le Québec doit se doter de son propre conseil de radio-diffusion, le CRTQ (ou un autre nom, on est pas obligé de copier) afin de promouvoir, valoriser et faire rayonner les créateurs visuels d’ici. Nous devons récupérer le contrôle de nos antennes de diffusions pour ne pas se perdre dans un océan de signaux brouillons.

lundi 21 avril 2008

La décoration intérieure, Star Trek et les AutresMondistes

J’ai toujours été convaincu qu’il existait de la vie ailleurs dans l’univers. Je n’ai pas de preuves, bien sûr, mais quel gaspillage d’espace ce serait si nous étions seuls. Tout un univers pour notre petite planète. Quelqu’un aurait mal géré son stock de molécules de carbones, d’après moi. Regardons la vision que nous avons eu des autres mondes au cinéma et à la télé. Je prends pour exemple les émissions de Star Trek (anciennes et récentes), Star Wars, StarGate, Battlestar Galactica, et le plupart des films sortis en salle depuis le début du siècle.
Presque sans exception, presque, lorsqu’on atterrit sur une planète étrangère, tous ses habitants se ressemblent. Une seule couleur de peau, une seule religion, un seul mode de vie, etc. Aucun des problèmes d’identité qui affligent notre espèce humaine ici-bas ne semble apparaître là-haut. Qu’est-ce qui fait que nous imaginions les autres comme étant uniformes et homogènes, tandis que nous baignons dans la diversité et le mélangisme culturel.

Peut-être avons-nous le goût, le désir de n’être qu’un, de n’avoir qu’un cadre de référence. Peut-être sommes-nous fatigués de débattre chaque petite différence entre les groupes ethniques dans notre société occidentale – je spécifie ici occidentale parce que je ne connais pas assez le cinéma et télévisions asiatique, africain, arabe, etc. pour me prononcer – que nous projetons cette image idéalisée sur le grand écran pour nous convaincre que c’est possible d’atteindre cette uniformité ou cette cohésion. Je ne crois pas que ce soit possible, non plus que je le veuille. J'aimerais bien, par contre, la fin des guerres et le début de la bonne entente entre les peuples, dont nous sommes un brillant exemple.

Je compare des fois le Québec à une maison et les Québécois à ses habitants. Les immigrants qui arrivent au Québec deviennent des colocs, qui viennent ajouter leurs boîtes de bouffe aux côtés de nos boîtes de bouffe, leurs meubles aux côtés de nos meubles, leurs rideaux aux côtés de nos rideaux. Si je poursuis cette comparaison, j’affirme que les meubles des autres colocs peuvent très bien s’agencer avec les nôtres. D’autres agencements peuvent donner le goût de redécorer. Bien sûr, cette allégorie a ses limites. La poutine n’est pas menacée par le couscous ni par le riz au gras (c’est très bon, en passant). La musique d’un Richard Desjardins ou d’un Paul Piché ne souffrira pas si on le compare à la musique de quart-de-ton indienne, ou aux chants islamiques. Je suis la première personne de mon entourage à essayer des choses nouvelles ; je cherche des nouvelles recettes venues d’ailleurs, j’écoute des films de Bollywood, je lis Deepak Chopra, j’écoute Bïa, Lhasa, et j’ai travaillé et côtoyé (et côtoie toujours) assez de gens nés ailleurs pour m’être fait une idée de ce qu’est, pour moi, un Québécois naturalisé.

Ce que je dis, ce que des dizaines de penseurs Québécois ont dit, c’est que nous sommes un peuple avec notre propre histoire, notre langue, notre spécificité. N’importe quelle culture ne peut que s’enrichir au contact d’une autre, tout le monde est d’accord là-dessus. La nuance se trouve au niveau de l’intensité, de l’amplitude des contacts que le Québec a avec les autres cultures récemment qui porte à réfléchir. Déjà, des municipalités ont changés leurs lois pour accommoder certains groupes ethniques. Les aéroports ne peuvent plus monter leur arbre de Noël, ce sera un « arbre des festivités », sinon n’importe quelle secte miteuse pourrait demander –exiger—d’avoir leur propre symbole d’une fête peu connue ici.

Ici, c’est le Québec. Nous avons 400 ans d’histoire à connaître, à promouvoir et à défendre. Trop de jeunes Québécois ne savent pas leur histoire et leur français à un niveau suffisant, il faut aussi enseigner ces matières –de base, disons-le—à chaque immigrant qui vient s’installer chez-nous. La tâche n’est pas mince. Je ne m’excuse pas d’être français et de vouloir le demeurer. Je ne m’excuse pas de défendre ma culture. Je ne m’excuse pas de vouloir entretenir mes propres meubles avant de payer pour ceux des autres. Je ne m’excuse pas d’exister.