Opinions et commentaires sur les actualités concernant l'accession à l'indépendance du Québec.
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vendredi 21 mai 2010
Gérer à la petite semaine
Rappelons-nous qu’en février, la ministre avait proposé une modification au calendrier scolaire à l’effet que les congés fériés seraient devenus facultatifs, ainsi que les fins de semaine ! La ministre a toujours défendu son geste en prétextant que ces congés étaient prévus dans les conventions collectives des enseignants de toutes façons. Les seules écoles qui voulaient être dispensées de ces jours fériés étaient les écoles privées confessionnelles, dans le fond. Pourquoi alors toucher à une loi qui s’applique à toute une nation ? Que certaines personnes ne fêtent pas Noël ou le jour de l’an, ça les regarde. Personnellement, j’ai hâte que le premier juillet redevienne un jour ordinaire. Mais au nom de quel principe rassembleur, de quelle valeur morale la ministre pouvait-elle retirer le 24 juin des jours fériés ? Le jour de la Saint-Jean-Baptiste est le jour national des Québécois, peu importe leur croyances, leur origine et leur langue. Qu’une ministre libérale les retire du calendrier pour accommoder quelques écoles dilettantes démontre bien le dédain que ce gouvernement porte envers la nation québécoise.
Si ces écoles ne se considèrent pas assez québécoises pour respecter AU MOINS le congé du 24 juin, il y a lieu de se poser de sérieuses questions quant à leur attachement à la société québécoise en général. Et le gouvernement voulait retirer ce congé du calendrier afin de leur permettre de ne pas respecter nos lois !
Le parti libéral a l’habitude de gérer le Québec à la petite semaine, comme on fait l’épicerie. Jean Charest et les ministres libéraux ont pris l’habitude de proposer des projets de lois inacceptables -mais toujours acceptables dans le sens des petits zamis- , en espérant que personne ne remarque. Lorsque la population se mobilise contre tel ou tel projet de loi, ils réajustent le tir ou se rétractent, la queue entre les jambes. À quand un gouvernement qui respecte la population ? qui respecte notre culture et notre histoire ? qui agit dans l’intérêt des générations futures ? À quand un gouvernement qui gèrera le Québec en grand peuple ? Et surtout, à quand un gouvernement qui gèrera le Québec de façon responsable ?
Une dette de siège ?
Vous devinez bien que Gilles Duceppe, chef du bloc Québécois, hurle au scandale et exige que le Canada se plie à la volonté du Québec et qu’il lui accorde une représentation de 25% des sièges totaux de la chambre, soit 84,5 sièges. Disons 84. M. Duceppe voudrait que le gouvernement canadian nous fasse une fleur et nous cède 9 sièges gratuitement. C’est à croire que M. Duceppe ne connaît pas son histoire et ne se rappelle pas qu’à de multiples reprises, le ROC a ignoré les demandes du Québec, même les plus élémentaires. La Cour supprime moleste régulièrement la Loi 101 (plus de 200 fois depuis 1977), jugée pourtant essentielle à la culture québécoise par tous les francophones. De nombreux premiers ministres canadiens étaient des anti-francophones avoués et ne se vouaient qu’à l’assimilation totale vers la culture brittanique. Le Canada n’a pas l’habitude d’accommoder le Québec, pour prendre une expression à la mode.
Ceci dit, je trouve que c’est une excellente idée de respecter le poids démocratique des habitants des différentes régions canadiennes. En tant que nation, en tant que peuple, nous ne pouvons pas demander à une autre nation de faire une entorse à un principe fondamental de la vie en société moderne, nommément la démocratie, rien que pour nos beaux yeux. Voulons-nous vraiment être redevable à la nation voisine pour ses accomodements ? Voulons-nous rester à genoux et continuer de quêter pour avoir les miettes qu’on nous sert depuis toujours ? Bien sûr que non. Il est regrettable par contre que la hausse de la population du Québec n’ait pas été jugée suffisante pour justifier l’ajout de sièges. La démocratie a ses limites, surtout dans les mains du premier ministre fédéral actuel. Des miettes, je disais.
Ce qu’il nous faut, c’est plutôt d’accomplir la prochaine étape logique de notre émancipation nationale et se retirer complètement du système politique canadian en devenant indépendant. Un parti politique doit servir la démocratie et non l’inverse. La Parti indépendantiste propose une solution simple directe et absolument démocratique pour accéder à notre liberté. Pendant que les autres partis veulent perdre leurs énergies et leur temps et se penchent à la taille dans l’attente d’un troisième référendum, le P.I. propose une véritable alternative, l’élection d’une majorité de députés indépendantistes à l’Assemblée nationale et la déclaration unilatérale d’indépendance du Québec.
Levons le voile sur la laïcité
Beaucoup d’encre a coulé ces derniers temps à propos des « accommodements raisonnables », notamment de cette dame vêtue d’une burqa qui suivait des cours de francisation qui refusait de montrer son visage et qui exigeait que les hommes dans la classe lui fasse dos. La ministre Yolande James a du se prononcer sur le sujet, donnant finalement raison à l’école où les cours avaient lieu. La définition même du mot « raisonnable » est plus flou que jamais et l’application de son accommodement en est d’autant plus mal-aisé. Il est impensable que l’on demande à l’État de légiférer ou même simplement d’intervenir à chaque escarmouche, à chaque situation problématique. Il a été déterminé que l’État du Québec doit se donner un cadre légal qui viendrait poser les balises du vivre-ensemble de la société Québécoise.
La Loi 94 proposée par Jean Charest est la réponse -frileuse- à cette mise en question. La montagne a accouchée d’une souris! Le gouvernement Charest a manqué une occasion en or de nommer et d’expliquer les valeurs communes au Québec, et a choisi de courber l’échine en tentant de ne déplaire à personne, surtout à sa base grandissante de contributeurs électoraux d’origine étrangère. En gros, le projet de loi stipule qu’un employé de l’État ou un prestataire de services gouvernementaux doit avoir le visage découvert pour recevoir ces services. Au strict minimum, la personne peut montrer son visage momentanément et se recacher une fois l’identification de l’employé et du prestataire établie. Comme je disais, une souris.
Si nous poussons cet exemple à l’extrême, nous pourrions voir une femme en burqa -la prestataire de services- se présentant au bureau d’une autre femme en burqa -l’employée gouvernementale- qui se montrent réciproquement le bout du nez pour deux secondes et se recachent pour le reste de leur entretien. Complètement farfelu ! Est-ce là l’idée que vous vous faites du service gouvernemental ? De la société québécoise ? Je vous pose la question. À fin de comparaison, la Belgique pense interdire complètement le niqab et la burqa au nom de la sécurité publique.
Le gouvernement Charest avait la chance de poser les balises d’une véritable loi établissant les modalités du vivre-ensemble québécois. Or, rien ne s’y rapproche. Une souris.
Il y a lieu de se poser la question de pourquoi le gouvernement en place n’a pas posé ce geste. Depuis l’arrivée au pouvoir de Jean Charest en 2003, nous avons vu que notre premier ministre est capable d’être tranché et ferme sur certains sujets, notamment la hausse des tarifs de garderies, la coupure des prêts et bourses, la non-coupure de $5 milliards en impôts, la loi baîllon 142, son refus d’intervenir dans le scandale de la Caisse de dépôt, son refus de mettre sur pied une commission d’enquête sur la construction, etc. Pourquoi est-il si frileux cette fois-ci ? Simplement parce qu’il sait que s’il fait un pas de plus, un usager déposera éventuellement une plainte à la Commission des droits de la personne du Canada, cette plainte sera portée ultimement à la Cour suprême du Canada où la Loi québécoise se verra invalidée par des juges étrangers à notre culture, qui ne rêvent que de nous voir disparaître de la carte culturelle canadian. Soyons clair: Jean Charest n’a pas été plus loin parce qu’il a peur d’aller plus loin. Peur de se faire dire que sa loi est inconstitutionnelle, à l’instar de la Loi 104 concernant les écoles-passerelles privées. Peur de passer pour un chef d’État qui ne connaît pas sa place dans la canadian confederation . Peur de la réaction des provinces de l’ouest si jamais il tente de repasser au fédéral. Il fait donc le pari que sa petite loi passera sous la porte, sans vraiment déranger le ROC, et que les immigrants non-francophones auront quand même le goût de voter pour son parti de bon-ententistes copineurs fédéralistes.
Ce qui était en réalité une porte ouverte vers une constitution proprement québécoise se transforme finalement en exercice de relations publiques, où chaque intervenant tentera d’avoir l’air plus intelligent que les autres. Le grand perdant est encore le peuple québécois, tiraillé entre sa volonté d’accueillir les arrivants étrangers et son désir fondamental de survie culturelle.
La solution pour moi est claire: seule l’indépendance de notre nation québécoise nous donnera la légitimité d’enfin nous doter de lois et de guides sociaux qui ne pourront être rabroués par une autre autorité. Tout le débat de la laïcité ouverte, fermée, inclusive, modérée, etc. n’est qu’un voile cachant le vrai problème sous-jacent : notre inhabileté juridique de choisir nous-mêmes nos conditions de vie sociales. Peu importe le résultat du débat actuel, toutes les lois adoptées à l’Assemblée nationale du Québec peuvent être invalidées en Cour supprime du Canada. La gauche et la droite n’ont aucune importance ici, seule compte la soumission aux valeurs et aux principes d’Ottawa. Tous les partis qui accèderont au pouvoir dans un Québec-province seront assujettis à cette éventualité et devront s’y adapter en adoptant des lois qui ne dérangent pas trop l’occupant principal du 24 Sussex. La mollasserie est donc une nécessité, un prérequis pour tenir le pouvoir dans ces conditions.
Donnons-nous les moyens de gérer nos affaires, nos conditions de vie, notre culture, notre économie, comme n’importe quel autre pays. Se tenir debout n’est pas abaisser l’autre.
mercredi 28 octobre 2009
Pour qui il se prend, le mec ?
Sylvie Roy aurait, selon notre premier sinistre, abusé de ses droits parlementaires, notamment celui de l'immunité parlementaire (voir l'Article 44 de la loi). Cette loi permet justement aux députés de l'opposition de poser des questions délicates afin d'aller au fond des dossiers, pour aller chercher la vérité. Cette vérité, le gouvernement de Jean Charest fait tout son possible pour la dissimuler profondément sous le tapis dans le salon bleu. Ce n'est pas pour rien que l'enquête sur la collusion entre l'industrie de la construction et la mafia est dans les nouvelles mais ne sera jamais mise sur pied; si un jour elle l'est, ils désigneront un bouc émissaire qui recevra 90% du blâme pour donner l'impression à la population que justice a été rendue. Ce pauvre personnage recevra aussi une généreuse compensation financière pour la dédommager. Suis-je paranoïaque ? L'avenir nous le dira.
Toujours est-il que l'immunité parlementaire existe pour une raison. En voulant la retirer de Mme Roy, JJ Charest viole lui-même un des principes de base du système parlementaire, la transparence. Peut-être que notre chef national devrait aller consulter le dictionnaire pour en saisir le sens, vu le nombre de dossiers où la transparence n'était qu'un mot sur une page, une parole dans le vent.
La réaction exagérée de JJ Charest me donne l'impression qu'il joue la vierge offensée. Force est de constater que c'est comme ça qu'il agit lorsqu'il ne peut pas imiter le Teflon™.
Jean Charest a dit que les trois ministres lui ont assuré qu'ils n'avaient pas mis les pieds sur le bateau de Tony Accurso. Bien sûr, il va dire que c'est la vérité. Mais nous, les citoyens, pouvons-nous les croire sur parole ?
mercredi 21 octobre 2009
Il nous faut des iPhone biodégradables
Nos amis d'enfance sont retrouvés sur Facebook, on partage nos pensées intimes et profondes sur Twitter, on dévalise nos artistes préférés avec LimeWire, on se divertit sur YouTube, on peut même regarder un long-métrage au complet si la durée de vie de notre pile nous le permet. De plus, les compagnies qui fabriquent ces gadgets fantastiques en inventent constamment de nouveaux, comme si le besoin était réel. Il est pratiquement impossible d'acheter un téléphone aujourd'hui. Même le modèle le plus de base vient avec une panoplie de fonctions qui rendraient jaloux les premiers ordinateurs de la NASA. En passant, saviez-vous qu'une calculatrice à 10 chiffres standard d'aujourd'hui possède plus de puissance de calcul que la première fusée qui s'est posée sur la lune ?
À chaque semaine, semble-t-il, une nouvelle "bébelle" est mise sur le marché qui est plus "cool", plus "flyé", plus indispensable pour rester connecté. Connecté à quoi ? Mais à tout le monde qui en possède, bien sûr. Que faire lorsqu'il est brisé, ou lorsque vous voulez le changer ? Il existe bien des endroits où on peut aller redonner ces appareils avec un semblant de respect pour l'environnement, mais la plupart du temps ils se retrouvent dans les décharges publiques, augmentant d'autant la pollution avec leur plastique, métaux lourds, verre, silicone et autres substances artificielles. Ce qui m'amène à mon deuxième courant, notre mère à tous, notre bonne vieille terre.
Plusieurs organismes, parmi eux le gouvernement, se sont donnés comme mission de sensibiliser les gens dès leur plus jeune âge à l'environnement, à la nécessité de prendre soin des notre planète et à agir avec une philosophie à long terme afin de préserver autant que possible la qualité de l'air, de l'eau et de tout en général. Après tout, la vie n'est-elle pas le premier cadeau que l'on fait à nos enfants ?
Il me semble que ces deux courants sont principalement contradictoires, l'un allant à l'encotre de la réalisation de l'autre. On peut très bien gérer des dépotoirs avec un Blackberry, mais soyez assuré que le second se retrouvera dans le premier éventuellement.
C'est encore un phénomène de création de besoin et de choix responsable de consommation. Un ado de 14 ans a-t-il raiment besoin d'un cellulaire ? D'un Blackberry ? D'un Bluetooth ? Aurais-je vraiment besoin de visionner des vidéos d'écureuils faisant du surf ou d'un singe se grattant le cul dans le métro ? Jamais dans ma vie il me serait venu à l'idée de suivre un de mes amis avec un GPS dans ses déplacements à Montréal. Sur le mont Kilimanjaro, d'accord. Brossard ? Pas sûr. S'il a un problème, c'est à lui d'appeler, pas à moi de le surveiller. À quand les implants iPlant, directement sous la peau, avec mise à jour par prise USB dans le nez ? En option, une chaise spéciale permettant le rechargement de la pile, en s'assoyant juste de la bonne façon. Et je ne parle pas du add-on qui permet d'imprimer.
La race humaine espère sauvegarder la planète malgré tous les mauvais traitements qu'elle lui fait subir. Une chose est sûre, tant que nous ne parlons pas plus à nos voisins, toute la technologie du monde ne sera qu'un coup d'épée dans l'eau.
Tiens, je vous donne un devoir. Nommez votre voisin dans la maison de droite, et continuer jusqu'au bout de la rue. Après, faites la gauche. pouvez-vous les nommer tous ? Finalement, nommez vos amis sur Facebook. Combien vivent à plus de 50 km de chez-vous ?
Karl Marx disait que la religion était l'opium du peuple. Il ne savait pas à quel point il n'avait rien vu.
samedi 10 octobre 2009
La ministre de la dilution et de la banalisation culturelle, Yolande James
La tempête des accomodements raisonnables se pointe encore le bout du nez, cette fois parce que des juifs hassidiques ont demandé à un fonctionnaire de la SAAQ de dubir son examen de conduite par un homme plutôt que par une femme. L'Assemblée nationale avait été pourtant claire, la nation québécoise tient fermement à certaines valeurs, notamment la laïcité des institutions publiques et l'égalité homme/femme. À noter que cette dernière frasque vient heurter les deux.
Tout ce que le gouvernement Charest a fait de façon concrète est d'avoir passé une loi augmentant (ou du moins désirant augmenter) l'afflux d'immigrants sur le territoire du Québec. Il a été pourtant établi, maintes et maintes fois, que notre système d'immigration est défectueux. Les gens qui arrivent au Québec, en particulier les allophones, doivent se faire prendre en main et suivre des cours de français, d'histoire et de culture québécoise. Or, ce n'est pas fait, ou alors très mal.
L'article dans le Devoir de ce samedi affirme que la Loi 16 "demande à chaque organisme de l’administration publique de pondre sa propre politique de gestion de la diversité culturelle alors que le gouvernement n’a pas arrêté la sienne."
Entendons-nous : le problème n'est pas d'accueillir ou non des immigrants. Le Québec ne pourra pas faire face à son développement futur sans l'apport de gens venus d'ailleurs, notre taux de natalité est trop bas. Le problème est que ces immigrants, souvent après plusieurs années de résidence au Québec, ne parlent pas un mot de la langue nationale. Il ne suffit pas que "plusieurs" ou même "une grande part" des immigrants apprenent le français. Il faut que TOUS les nouveaux arrivants apprenent et utilisent notre langue.
C'est seulement avec l'adoption d'une constitution québécoise que nous pourrons protéger nos valeurs de base et assurer notre avenir. In extensio, la meilleure méthode d'appliquer cette constitution est de se donner un pays à part entière. Le Canada ne pourra plus alors nous interdire de placer l'égalité homme/femme au-dessus des droits religieux.
De toutes façons, la religion devrait relever du domaine privé et ne pas se manifester dans la sphère publique. Comment des gens soi-disant modernes peuvent adhérer à des idées aussi rétrogrades me dépasse.
mercredi 16 septembre 2009
Voulait-on VRAIMENT Charest là ?
Le Moulin à paroles a eu lieu, aucune explosion à déclarer, merci beaucoup. Sauf, peut-être, celle de la volonté. Celle, endormie au fond des coeurs depuis 1995, du courage de s'affranchir de l'occupant britannique toujours présent mentalement ET physiquement.
Les Québécois qui se seront rendus sur le site du Moulin (dont je fus) ont pu se faire rappeler tous les évènements, tous les textes importants, toutes les choses qui font que nous sommes différents des canadians. Après tout, "Je me souviens" doit bien vouloir dire quelque chose, non ?
Il est apparu évident pour toutes les oreilles que peu importe la nature ou l'auteur du texte lu, cet évènement se voulait un appel à la fibre nationaliste québécoise. Non, canadienne-française. Aucun Québécois digne de ce nom ne peut entendre les horreurs de Lord Durham et hocher de la tête en accord. Pas plus avec les mots hypocrites et assassins de P.E. Trudeau. Il faut comprendre sous cet éclairage que notre premier ministre ne se sentait pas confortable de partager la scène avec des gens qui, eux, veulent RÉELLEMENT réaliser pleinement le potentiel du Québec. Il ne se sentait pas comme faisant partie de notre équipe. Avec raison, d'ailleurs.
Comme décision stratégique, avoir refusé d'y aller c'est assez faible, et encore plus d'avoir coupé le financement, mais il faut voir comment il aurait été accueilli, devant autant de militants s'étant faits réveillés le "canayen".
Certaines des chansons les plus refoulés de notre inconscient collectif comme "Un canadien errant" ont réussi à arracher quelques larmes dans la foule. Les lettres de Chevalier de Lorimier se sont révélées d'une grande pertinence, même en 2009. Les doléances des habitants d'il y a un siècle pourraient encore être revendiquées aujourd'hui. Les descriptions de Champlain du territoire québécois n'ont rien perdu de leur vivacité, ni de leur pouvoir évocateur.
Aujourd'hui, l'anglais est enseigné aux élèves dès la première année. Montréal perd son français comme un iceberg perd des flancs de glace. Notre histoire s'est fait bafoué et stérilisée dans les livres d'histoire, que moins en moins d'étudiants étudient. La culture qui a fait de nous des survivants s'américanise et s'abêtit. Je sais, c'est un pléonasme.
Il est minuit et cinq pour le peuple Québécois, comme quelqu'un a dit. Il faut se donner les outils et se donner la force de s'en servir. Il nous faut une constitution. Il nous faut rallier l'opinion du plus grand nombre de Québécois. Il nous faut rallier l'appui des pays francophones. Il nous faut une stratégie pour affronter l'armée canadienne lorsque le chef du Cadena nous lancera ses sbires (en doutez-vous ?) Il nous faut éviter les écueils des constitutionnalistes canadian qui mentent, trichent et volent en plein jour.
L'information est notre arme la plus redoutable. Parlez à vos collègues, parlez à vos amis, parlez à tout le monde des bienfaits de l'indépendance.
Nous vaincrons !
mardi 8 septembre 2009
Moulin à paroles, souffle !
Le Front de libération du Québec n’est pas le messie, ni un Robin des bois des temps modernes.
C’est un regroupement de travailleurs québécois qui sont décidés à tout mettre en œuvre pour que le peuple du Québec prenne définitivement en mains son destin.
Le Front de libération du Québec veut l’indépendance totale des Québécois, réunis dans une société libre et purgée à jamais de sa clique de requins voraces, les « big boss » patronneux et leurs valets qui ont fait du Québec leur chasse-gardée du cheap labor et de l’exploitation sans scrupule.
Le Front de libération du Québec n’est pas un mouvement d’agression, mais la réponse à une agression, celle organisée par la haute finance par l’entremise des marionnettes des gouvernements fédéral et provincial (le show de la Brinks, le bill 63, la carte électorale, la taxe dite de « progrès social », Power Corporation, l’assurance-médecins, les gars de Lapalme …).
Le Front de libération du Québec s’autofinance d’impôts volontaires prélevés à même les entreprises d’exploitation des ouvriers (banques, compagnies de finance, etc.).
«Les puissances d’argent du statu quo, la plupart des tuteurs traditionnels de notre peuple, ont obtenu la réaction qu’ils espéraient, le recul plutôt qu’un changement pour lequel nous avons travaillé comme jamais; pour lequel on va continuer à travailler.» - René Lévesque, 29 avril 1970.
La « democracy » des riches
Nous avons cru un moment qu’il valait la peine de canaliser nos énergies, nos impatiences comme le dit si bien René Lévesque, dans le Parti Québécois, mais la victoire libérale montre bien que ce qu’on appelle démocratie au Québec n’est en fait et depuis toujours que la « democracy » des riches. La victoire du Parti Libéral en ce sens n’est en fait que la victoire des faiseurs d’élections Simard-Cotroni.
En conséquence, le parlementarisme britannique, c’est bien fini et le Front de libération du Québec ne se laissera jamais distraire par les miettes électorales que les capitalistes anglo-saxons lancent dans la basse-cour québécoise à tous les quatre ans. Nombre de Québécois ont compris et ils vont agir. Bourassa dans l’année qui vient va prendre de la maturité: 100 000 travailleurs révolutionnaires organisés et armés!
Oui, il y en a des raisons à la victoire libérale. Oui, il y en a des raisons à la pauvreté, au chômage, aux taudis, au fait que vous M. Bergeron de la rue Visitation et aussi vous M. Legendre de Ville de Laval, qui gagnez 10 000 dollars par année, vous ne vous sentiez pas libres en notre pays le Québec.
Oui, il y en a des raisons, et les gars de la Lord les connaissent, les pêcheurs de la Gaspésie, les travailleurs de la Côte Nord, les mineurs de la Iron Ore, de Quebec Cartier Mining, de la Noranda les connaissent eux aussi ces raisons. Et les braves travailleurs de Cabano que l’on a tenté de fourrer une fois de plus en savent des tas de raisons.
Les « vaisseaux d’or »
Oui, il y en a des raisons pour que vous, M. Tremblay de la rue Panet et vous, M. Cloutier qui travaillez dans la construction à St-Jérôme, vous ne puissiez vous payer des « vaisseaux d’or » avec de la belle zizique et tout le fling flang comme l’a fait Drapeau l’aristocrate, celui qui se préoccupe tellement des taudis qu’il a fait placer des panneaux de couleurs devant ceux-ci pour ne pas que les riches touristes voient notre misère.
Oui, il y en a des raisons pour que vous Madame Lemay de St-Hyacinthe, vous ne puissiez vous payer des petits voyages en Floride comme le font avec notre argent tous les sales juges et députés.
Les braves travailleurs de la Vickers et ceux de la Davie Ship les savent ces raisons, eux à qui l’on n’a donné aucune raison pour les crisser à la porte. Et les gars de Murdochville que l’on a écrasés pour la seule et unique raison qu’ils voulaient se syndiquer et à qui les sales juges ont fait payer plus de deux millions de dollars parce qu’ils avaient voulu exercer ce droit élémentaire. Les gars de Murdochville la connaissent la justice et ils en connaissent des tas de raisons.
Oui, il y en a des raisons pour que vous, M. Lachance de la rue Ste-Marguerite, vous alliez noyer votre désespoir, votre rancœur et votre rage dans la bière du chien à Molson. Et toi, Lachance fils avec tes cigarettes de mari… Des tas de raisons Oui, il y en a des raisons pour que vous, les assistés sociaux, on vous tienne de génération en génération sur le bien-être social. Il y en a des tas de raisons, les travailleurs de la Domtar à Windsor et à East Angus les savent. Et les travailleurs de la Squibb et de la Ayers et les gars de la Régie des Alcools et ceux de la Seven-Up et de Victoria Precision, et les cols bleus de Laval et de Montréal et les gars de Lapalme en savent des tas de raisons.
Les travailleurs de Dupont of Canada en savent eux aussi, même si bientôt ils ne pourront que les donner en anglais (ainsi assimilés, ils iront grossir le nombre des immigrants, Néo-Québécois, enfants chéris du bill 63).
Et les policiers de Montréal auraient dû les comprendre ces raisons, eux qui sont les bras du système; ils auraient dû s’apercevoir que nous vivons dans une société terrorisée parce que sans leur force, sans leur violence, plus rien ne fonctionnait le 7 octobre!
Le fédéralisme « canadian »
Nous en avons soupé du fédéralisme canadien qui pénalise les producteurs laitiers du Québec pour satisfaire aux besoins anglo-saxons du Commonwealth; qui maintient les braves chauffeurs de taxi de Montréal dans un état de demi-esclaves en protégeant honteusement le monopole exclusif à l’écœurant Murray Hill et de son propriétaire-assassin Charles Hershorn et de son fils Paul qui, à maintes reprises, le soir du 7 octobre, arracha des mains de ses employés le fusil de calibre 12 pour tirer sur les chauffeurs et blesser ainsi mortellement le caporal Dumas, tué en tant que manifestant ; qui pratique une politique insensée des importations en jetant un à un dans la rue des petits salariés des textiles et de la chaussure, les plus bafoués au Québec, aux profits d’une poignée de maudits « money makers » roulant en Cadillac; qui classe la nation québécoise au rang des minorités ethniques du Canada.
Nous en avons soupé, et de plus en plus de Québécois également, d’un gouvernement de mitaines qui fait mille et une acrobaties pour charmer les millionnaires américains en les suppliant de venir investir au Québec, « la Belle Province », où des milliers de milles carrés de forêts remplies de gibier et de lacs poissonneux sont la propriété exclusive de ces mêmes Seigneurs tout-puissants du XXe siècle;
Les blindés de la Brinks
D’un hypocrite à la Bourassa qui s’appuie sur les blindés de la Brinks, véritable symbole de l’occupation étrangère au Québec, pour tenir les pauvres « natives » québécois dans la peur de la misère et du chômage auxquels nous sommes tant habitués;
De nos impôts que l’envoyé d’Ottawa au Québec veut donner aux boss anglophones pour les « inciter », ma chère, à parler français, à négocier en français : repeat after me: « cheap labor means main-d’œuvre à bon marché ».
Des promesses de travail et de prospérité, alors que nous serons toujours les serviteurs assidus et les lèche-bottes des big shot, tant qu’il y aura des Westmount, des Town of Mount-Royal, des Hampstead, des Outremont, tous ces véritables chateaux forts de la haute finance de la rue St-Jacques et de la Wall Street, tant que nous tous, Québécois, n’aurons pas chassé par tous les moyens, y compris la dynamite et les armes, ces big boss de l’économie et de la politique, prêts à toutes les bassesses pour mieux nous fourrer.
Nous vivons dans une société d’esclaves terrorisés, terrorisés par les grands patrons, Steinberg, Clark, Bronfman, Smith, Neapole, Timmins, Geoffrion, L. Lévesque, Hershorn, Thompson, Nesbitt, Desmarais, Kierans (à coté de ça, Remi Popol la garcette, Drapeau le dog, Bourassa le serin des Simard, Trudeau la tapette, c’est des peanuts).
Les grands maîtres de la consommation
Terrorisés par l’église capitaliste romaine, même si ça parait de moins en moins (à qui appartient la Place de la Bourse ?), par les paiements à rembourser à la Household Finance, par la publicité des grands maîtres de la consommation Eaton, Simpson, Morgan, Steinberg, General Motors…;
Terrorisés par les lieux fermes de la science et de la culture que sont les universités et par leurs singes-directeurs Gaudry et Dorais et par le sous-singe Robert Shaw. Nous sommes de plus en plus nombreux à connaître et à subir cette société terroriste et le jour s’en vient où tous les Westmount du Québec disparaîtront de la carte.
Travailleurs de la production, des mines et des forêts; travailleurs des services, enseignants et étudiants, chômeurs, prenez ce qui vous appartient, votre travail, votre production et votre liberté. Et vous, les travailleurs de la General Electric, c’est vous qui faites fonctionner vos usines; vous seuls êtes capables de produire; sans vous, General Electric n’est rien!
Travailleurs du Québec, commencez dès aujourd’hui à reprendre ce qui vous appartient; prenez vous-mêmes ce qui est à vous. Vous seuls connaissez vos usines, vos machines, vos hôtels, vos universités, vos syndicats; n’attendez pas d’organisation miracle.
Faites votre révolution
Faites vous-mêmes votre révolution dans vos quartiers, dans vos milieux de travail. Et si vous ne la faites pas vous-mêmes, d’autres usurpateurs technocrates ou autres remplaceront la poignée de fumeurs de cigares que nous connaissons maintenant et tout sera à refaire. Vous seuls êtes capables de batir une société libre.
Il nous faut lutter, non plus un à un, mais en s’unissant, jusqu’à la victoire, avec tous les moyens que l’on possède comme l’ont fait les Patriotes de 1837-1838 (ceux que Notre sainte mère l’Eglise s’est empressée d’excommunier pour mieux se vendre aux intérêts britanniques).
Qu’aux quatre coins du Québec, ceux qu’on a osé traiter avec dedain de lousy French et d’alcooliques entreprennent vigoureusement le combat contre les matraqueurs de la liberté et de la justice et mettent hors d’état de nuire tous ces professionnels du hold-up et de l’escroquerie: banquiers, businessmen, juges et politicailleurs vendus.
Nous sommes des travailleurs québécois et nous irons jusqu’au bout. Nous voulons remplacer avec toute la population cette société d’esclaves par une société libre, fonctionnant d’elle-même et pour elle-même, une societe ouverte sur le monde.
Notre lutte ne peut être que victorieuse. On ne tient pas longtemps dans la misère et le mépris un peuple en réveil.
Vive le Québec libre !
Vive les camarades prisonniers politiques !
Vive la révolution québécoise !
Vive le Front de libération du Québec !
jeudi 3 septembre 2009
Encore moins de francophones à Montréal
La chroniqueuse Marie-Claude Lortie affirme que "l'idée même de langue maternelle est un concept qui, de plus en plus, ne tient qu'à un fil", et donne pour preuve que les enfants ne savent pas reconnaître un canadien-français, ni un francophone, mais qu'ils savent que leurs amis leurs parlent français dans la cour d'école. Primo: le jour ou je laisserai des enfants élaborer des politiques linguistiques, la langue dominante dans le monde sera le swahili. Tant mieux si les enfants ne vivent pas, ou ne font pas vivre le racisme à leurs amis ! Les enfants de demain seront, bien sûr, beaucoup plus en contact avec d'autres cultures et donc d'autres langues que nos parents l'ont été. L'époque ou on achetait des petits chinois pour 5 sous est révolue depuis longtemps.
Secundo: l'enjeu majeur de ce dossier à Montréal, et par extension au Québec, n'est pas tant l'immigration, mais la francisation des immigrants. Paralèllement, la valorisation de la langue française, l'accès à l'emploi pour les immigrants francophones, l'obligation de fréquenter l'école française -incluant le cégep, et l'acquisition du sentiment d'appartenance aux valeurs et aux traditions Québecoises des immigrants.
Les textes de la grosse Presse de Gesca tentent aussi de nous faire croire que la Loi 101 y est pour quelque chose. Cette Loi s'est tellement faite découper et rabattre qu'elle pourrait passer pour un fond de tarte.
Ce que le Québec a besoin est d'une constitution qui établit la citoyenneté Québécoise, déclare -et enforce- le français comme seule langue officielle et tolérée dans les écoles et institutions publiques, déclare le cégep obligatoirement français et offre aux immigrants non-francophones des cours et une structure les aidant à faire leur vie ici, au sein de la seule nation francophone en amérique du nord, en français.
Cette constitution serait aussi la prochaine étape vers notre but ultime, l'indépendance. Je rêve du jour ou les gens des autres pays voudront venir au Québec pour vivre et prospérer, pour élever leurs enfants, pour être en sécurité, tout cela en français. Nous avons tant à offrir, mais aussi tant à protéger. Tant de valeurs à faire briller, mais tant d'ennemis et d'obstacles. Tellement un bel avenir, si seulement nous pouvons nous rassembler autour de ce beau projet de société qu'est la liberté, l'indépendance.
À tous les nouveaux arrivants, je vous souhaite d'être bien ici, d'avoir plein d'enfants en santé, de belles carrières satisfaisantes. N'oubliez pas qui vous êtes, mais n'oubliez pas qui vous accueille. Nous voulons vous faire une place auprès de nous, mais le respect est une voie à deux sens.
1- Anti-scientifiques par ce qu'ils confondent deux types de données dans une même représentation, le lieu de naissance des enfants et celui des parents. Un enfant né ici est un Québécois, tandis que son parent né ailleurs est un immigrant. Pommes et oranges. De mettre les deux dans un même graphique, sans tenir compte de cette nuance, vient contrecarrer toute tentative de neutralité scientifique.
vendredi 14 août 2009
Le financement détourné
jeudi 30 juillet 2009
Je suis spécial... comme tout le monde
mardi 16 juin 2009
Suffit, la culpabilisation !
Quand les français apprennent l'anglais, ils s'ouvrent à une autre culture, ils s'enrichissent. Si on demande aux anglos d'apprendre le français, c'est de l'intolérance et de la fermeture. Les Québécois sont, en proportion, bien plus bilingues que le reste des canadiens. Les francophones passent encore pour les méchants de l'affaire au nom de la sacro-sainte diversité multiculturelle. Serait-ce trop demander qu'un seul jour de l'année soit réservé à la célébration de la langue française et en hommage aux hommes et aux femmes qui se sont battus pour la préserver ? Oui, c'est trop, disent les anglais.
Le 24 juin est, depuis le début (1834), une célébration du fait français en territoire américain. De voir des groupes anglophones vouloir jouer leurs chansons en anglais à la célébration de notre fête nationale ne fait que démontrer, une fois de plus, la nécessité de rester vigilants. Le français est en déclin dans la métropole, plusieurs études l'ont confirmé depuis le recensement de 2006.
D'aucuns disent que tout ça, c'est vieux, c'est dépassé, qu'il faut faire preuve d'ouverture et accueillir et remercier (!) l'apport de la communauté anglophone au Québec. Je n'ai rien contre le principe, mais pas le 24 juin. La feuille d'érable était le symbole des canadiens-français, le anglais l'ont pris pour eux. Le castor représentait les coureurs des bois. Le "Ô Canada" fut écrit en français par Adolphe-Basile Routhier vers 1880, bien avant d'être traduit en anglais en 1908. Ce chant était à la base un chant patriotique canadien-français écrit pour la Société Saint-Jean-Baptiste. Le Canada se l'est approprié pour lui-même en 1980 en le consacrant hymne national. Aujourd'hui on nous demande d'inclure des artistes entièrement anglophones à notre fête nationale! Il ne faut pas que la Saint-Jean soit "`majoritairement" francophone. Cela ouvre la porte à "surtout" francophone, puis "également" francophone, puis "aussi" francophone, "en partie" francophone et finalement "à la mémoire des" francophones.
L'assimilation ethnique des francophones en terre d'Amérique est toujours active. Ceux qui affirment le contraire ont la tête dans le sable. Le Québec doit de doter d'une politique nationale de l'immigration ferme; d'une constitution proclamant les spécificités du peuple québécois; d'une charte de la langue française solide et une structure politique pour défendre tout cela. La seule option politique qui permettra l'aboutissement de ces objectifs et donc la pérennité de notre langue nationale au Québec est l'indépendance. Le plus tôt sera le mieux.
Bonne Saint-Jean à tous les Québécois !
jeudi 4 juin 2009
Avions-nous vraiment besoin d'une autre preuve ?
vendredi 1 mai 2009
Marche pour l'indépendance
Le dimanche 24 mai se tiendra une "Grande marche vers l'indépendance" dans plusieurs villes du Québec, l'une d'entre elles est probablement pas très loin de chez-vous.
Venez marcher, mais surtout échanger et diffuser dans ces villes votre intention de vous libérer de la culture du laisser-aller et du cynisme.
Mettons le pays en marche !
jeudi 30 avril 2009
Libéraux = argent facile, pas de fierté
C'est rendu qu'un ministre peut avoir des actions dans une compagnie qui fait affaire avec le gouvernement, même son propre ministère. Ça, ça veut dire que les ministres ont maintenant le droit de préférer LEURS compagnies lors de soumissions. Bien sûr, on dit qu'il y a des règles à suivre, pas de regard sur les négociations, etc. Mais on a vu avec quelle facilité les règles sont changées, voire éliminées par Mr Charest. À quand un véritable gouvernement responsable ? À quand une véritable démocracie ?
Je vois d'ici les affiches dans les écoles publicisant une carrière au parti libéral :"Tu veux de l'argent vite fait ? Tu n'as pas de scrupules ? Tu aimes aider tes amis (et seulement tes amis) ? Le PLQ est fait pour toi !" Avec la grosse face de John James Charest en arrière-plan, doigt pointé vers le lecteur, des $$ dans les yeux.
Je ne finis pas de m'étonner que cette farce de politicien a été réélu. Il faut absolument instaurer un commissaire à l'éthique, et vite. S'il commence avec les agissement du parti libéral seulement depuis 2003, il en a déjà pour une dizaines d'années. Au moins 1 emploi de garanti "en ces temps de crise économiques".
lundi 23 février 2009
Mario Dumont - Rat des villes ET rat des champs
J'ai bien hâte de voir quel candidat sera porté sur l'autel de l'autonomisme. Stéphane Gendron, Éric Caire, l'autre, là, que personne connaît ?
Remarquez, je ne lui souhaite pas de mal. Certaines idées avaient du bon sens. J'aimais plus ses idées que ses méthodes pour les appliquer. Le Québec est un terreau fertile pour jeunes cerveaux politiques. Notre situation géographique et socioculturelle fait de nous une anomalie francophone dans un océan anglo. Notre devoir est de s'assurer que nos enfants et petits-enfants pourront vivre dans une société riche et pleine de potentiel, sans oublier ce que les anciens ont fait pour que ce soit possible.
Le Parti indépendantiste propose justement cela. Un regard fier, la tête haute, les pieds bien ancrés dans la réalité.
vendredi 30 janvier 2009
Les miettes du budget 2009
Le budget Flaherty a non seulement réduit la péréquation, mais laisse de côté certains secteurs qui auraient profité au Québec. Certains ont dit que Harper se vengeait de Charest pour ses propos pendant la dernière campagne électorale. Je crois que l’explication serait plutôt que Harper se fout éperdument du Québec. Si c’est une vengeance, il se venge de tous les francophones qui ont élu les 51 députés bloquistes à Ottawa. De ceux qui, sans nécessairement appuyer la coalition, appuyaient une solution de rechange au PLC. Harper affirmait même que les bloquistes étaient socialistes, que la coalition était un " pacte avec le diable ", en anglais, bien sûr. Donc pas de bonbons au Québec, que des mesures pour appuyer l’industrie automobile, les banques, l’industrie du pétrole. L’argent aide l’argent.
JJC ne pourra pas bonifier son budget avec les miettes du fédéral et il en est furax. Cette fois-ci, il n’a que ses mains de polichinelle sur le volant et ne pourra blâmer personne d’autre que lui-même de s’être attendu à mieux de la part d’Ottawa. Les miettes sont allées à d’autres tables, dans une autre ville. Nous devrons vivre encore au moins 4 ans avec ce semblant de chef qui accusait Mme Marois de mauvaise gestion pendant la campagne, même si ça fait 6 ans qu’il est au gouvernement. Peu ou pas de promesses tenues, des dizaines de milliers de fonctionnaires floués, des pans entiers de la population ignorés, JJC ne cesse de nous surprendre par son manque d’intégrité.
Nous avons 4 ans pour reconstruire la fierté nationaliste au Québec. Soit le PQ se réveille, et vite, soit un autre parti devra lui arracher les rênes de la mobilisation et diffuser l’information nécessaire pour éveiller cette fibre qui dort depuis trop longtemps. J’appuie toujours le Parti Indépendantiste, il est réellement le véhicule du changement social francophone en Amérique du nord.
Je n’en puis plus de voir mes chefs se prosterner devant la reine. De jouer les tapis au nom de la rectitude politique. De se tenir à genoux au lieu de marcher aux côtés des autres États autonomes.
Pas vous ?
lundi 26 janvier 2009
Charest dérape
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Et il n’y a pourtant que ses mains sur le volant, à son vœu… N’était-ce pas ce que le chef libéral avait réclamé aux Québécois, lors du dernier scrutin général ? Ne leur avait-il pas demandé en effet d’expulser les partis d’opposition du cockpit ?
Sauf que Jean Charest a oublié qu’il ne peut pas se débarrasser d’une grosse paire de menotte qui nuit à sa conduite des affaires de l’État québécois. L’auteur de ces lignes l’a déjà évoqué lors d’une précédente chronique où il ironisait au sujet de « l’impossible cohabitation » que le premier ministre du Québec déplorait, en imputant le blâme au PQ et à l’ADQ. Au sortir de sa rencontre la semaine dernière avec Stephen Harper ainsi que ses homologues des provinces et des territoires, le leader libéral n’a eu d’autres choix en effet que de condamner vertement le manque de souplesse du chef de l’État canadian.
Il aura beau faire le dos rond, Jean Charest s’amuse dans cet autre épisode de lutte opposant Québec et Ottawa. Assurément l’ingrédient principal qui caractérise le cadre constitutionnel qu’il affectionne tant ! Il a même créé le Conseil de la fédération afin de ranimer « les négociations à douze » auxquelles ne croyait plus Robert Bourassa ! Un système politique auquel il ne veut rien changer parce que le « fruit n’est pas mûr », pendant que son interlocuteur à Ottawa ajoute que le terrain n’est pas fertile pour entreprendre quelques réformes que ce soit…
Pourtant, des sièges supplémentaires aux Communes seront bientôt attribués à l’Ontario et à des provinces de l’Ouest. Le poids politique du Québec risque aussi d’être amoindri au Sénat. Il y aura formation d’une agence pancanadienne de réglementation des valeurs mobilières, même si les députés de l’Assemblée nationale s’y opposent. Enfin, le montant de l’enveloppe de péréquation en provenance d’Ottawa sera diminuée, suite à l’utilisation de nouveaux paramètres économiques, malgré la colère de Jean Charest. Le Canada se transforme donc, même s’il n’y a pas de ronde constitutionnelle. Et il se modifie dans le sens contraire des intérêts du Québec… pourtant dirigé par le gouvernement le plus fédéraliste des dernières décennies.
Le premier ministre du Québec a perdu tout rapport de force face au gouvernement canadian. Il l’a abandonné lors du scrutin de 2007, alors qu’il a consenti de stupides baisses d’impôt à même un « arrangement financier » fraîchement envoyé par Stephen Harper. Jean Charest a ainsi très mal paru, à la dernière élection, en affirmant publiquement que le déséquilibre fiscal n’était toujours pas réglé. Sa ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, n’a pas brillé davantage la semaine dernière en dénonçant la diminution de la contribution fédérale en matière de péréquation, elle qui avait pourtant affirmé l’automne dernier être en mesure de l’amortir grâce à sa fameuse marge de manœuvre. Une déclaration maladroite que le gouvernement Harper s’est empressé de lui rappeler…
La député libérale de la circonscription de Marguerite-Bourgeoys n’en est pas à sa première déclaration qui laisse pantois les Québécois. Ceux-ci l’ont été tout autant lorsqu’ils l’ont entendue affirmer que les finances publiques pourraient possiblement enregistrer un déficit budgétaire à la fin du prochain exercice budgétaire. Le bras droit de Jean Charest avait pourtant été formelle en campagne électorale : le déficit zéro serait maintenu. Au fond, personne ne l’a crue au Québec. En fait, tous sont convaincus que le manque à gagner frappera plutôt le présent budget et le prochain… Ainsi, la chimère voulant qu’une seule paire de main sur le volant assure une bonne gestion des fonds publics n’a persuadé personne. Et le Parti libéral a obtenu malgré tout une majorité de députés !!!
Ce paradoxe découlerait-il du fait que Jean Charest a simulé efficacement un comportement nationaliste ces derniers mois ? La bravade qu’il s’offre envers Stephen Harper depuis que ce dernier a visité Mario Dumont dans sa circonscription en 2007, a semblé plaire à des Québécois. Son approbation à un prochain budget fédéral sans baisse d’impôt confirme son appui subtil aux partis désireux de former une coalition, soutien qui avait déjà pris forme suite à la bourde idéologique de Stephen Harper avant Noël. En déclarant en décembre dernier que la présence du Bloc québécois à Ottawa est légitime, Jean Charest a en effet annoncé ses couleurs.
Le ton belliqueux du chef libéral est néanmoins sans danger pour l’unité canadienne, puisqu’il n’y aura aucune élection québécoise avant quatre ans. La stabilité politique que demandait Jean Charest aux électeurs s’avère finalement son pire ennemi. Car l’homme n’intimide plus personne au Canada anglais. Stephen Harper investit toutes ses énergies en Ontario où il s’apprête à faire pleuvoir des milliards sur l’industrie automobile. Le nouveau chef du PLC, Michael Ignatieff, ne peut de son côté se permettre une trop grande camaraderie avec le premier ministre du Québec au risque de payer le prix électoral dans la province qu’il habite. Le nouveau chef de l’Opposition à Ottawa doit aussi faire très attention au type de relation qu’il compte établir avec Gilles Duceppe. Souscrire au rétablissement de l’ancienne formule de péréquation qu’exige le leader bloquiste au grand plaisir de Jean Charest, pourrait heurter les canadians qui, déjà, sont très peu enclins à appuyer l’idée d’un gouvernement de coalition.
Jean Charest ne peut miser finalement que sur la formation souverainiste pour défendre le Québec à Ottawa. Son image de grand protecteur de l’unité canadienne va en souffrir. Si l’homme caressait secrètement l’espoir de retourner à Ottawa dans le but de diriger le Canada, vaut mieux qu’il y renonce prestement. Le chef libéral a plutôt intérêt à s’attacher solidement à son siège de premier ministre parce que son dernier mandat ne sera pas de tout repos. Son « gouvernement de stabilité » virera à la paralysie grâce au système fédéral qu’il chérit tant. Immobile il sera, dans cette tempête économique qui se lève, parce que sans moyen véritable pour l’affronter.
Tout s’écroule autour de Jean Charest, depuis sa courte victoire électorale. L’ensemble des promesses que son gouvernement a présenté durant le scrutin, a été discrédité lors du pitoyable énoncé économique présenté par sa ministre des Finances, jeudi dernier. Comble de malheur pour le très provincial chef de l’État québécois, l’aide attendue d’Ottawa risque de ne pas être à la hauteur de ses espérances. Comme quoi, celui qui voulait être seul aux commandes de l’État québécois afin de lui imposer une trajectoire fédéraliste, l’aura condamné aux dérapages.
Patrice Boileau
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Et vlan dans les dents. Maintenant, tous ceux qui ont voté pour les libéraux en décembre, allez dans votre chambre et ne sortez que quand je vous le dirai. Vous êtes punis ! Vous devrez réfléchir sur le mal que vous avez fait au Québec et m'écrire 400 fois : "Le fédéralisme canadien est cancérigène. Vive l'air pur de la liberté !"
vendredi 16 janvier 2009
Un chausson avec ça ?
De retour chez nous, on attendait les 3 jours de l'Assemblée nationale pour connaître les plans pour l'économie de Capitaine Canada. Avant la campagne, il nous cassait les oreilles avec la gravité de la crise économique mondiale. Pendant la tournée électorale, il répétait (comme une cassette, diraient certains) inlassablement que le gouvernail devait être tenu par une seule paire de mains, que cette crise exigeait des mesures concrètes d'un gouvernement stable. Depuis, le néant. D'accord, le congé des fêtes a pas mal ralenti le tempo des nouvelles politiques nationales.
Quelques observations:
Primo: Si vraiment il tenait à s'attaquer à l'économie, il n'aurait pas déclenché des élections, mais aurait fait front commun avec les partis de l'opposition, comme ils l'avaient offerts. Une élection implique nécessairement un réarrangement de cabinet, donc une pause avant le début des travaux parlementaires d'à peu près 3 mois. On a payé $83 millions pour se faire dire d'attendre 3 mois avant de s'occuper de l'économie. Pendant ce temps, des compagnies ferment, des propriétaires perdent leur maison, des artisans doivent cesser de produire, les industries se cherchent des solutions et des alternatives pour contrer cette crise. Charest, lui, a l'air de s'en foutre.
Secundo: John James Charest convoque l'Assemblée nationale pour 3 jours de séances, soi-disant pour traiter de choses importantes. Aux jours 2 et 3, Môssieur file à l'anglaise et se rend à 'Tawa pour un meeting avec les autres Premiers ministres provinciaux. Qui veut parier que cette rencontre était prévue bien avant l'annonce des 3 jours de convocation de l'A.N ? Johnny préfère prendre soin de ses relations avec les autres PM, histoire de préparer son éventuel retour en politique fédérale.
Tertio: Le budget tant attendu est enfin présenté. Au menu, les mêmes promesses qu'avant la campagne, aucune mesure de stimulation de l'économie mis à part les crédits d'impôts pour les rénovations, au maximum $2500 par maison, déductible sur le rapport de 2009, donc payable en 2010. Non mais quel effort prodigieux d'imagination et de créativité ! Un peu plus et il nous disait de cacher notre petit change dans un pot de sucre ! Monique Jérôme-Forget dit vouloir attendre le dépôt du budget Harper et les mesures de Barack Obama avant d'aller plus loin. Quand Charest parlait d'une paire de mains sur le gouvernail, je pensais au moins qu'il allait s'agir des siennes, pas celles du président des USA.
Quatro: Charest devra choisir un nouveau président pour la CDP. Synchronisme parfait ! Il rentre majoritaire à Québec, nouveau président américain, Sarko est bien en place, Harper doit filer doux avec le Québec s'il veut rester dans la chaise du patron, et en prime, une crise économique sur laquelle il pourra blâmer toute perte financière future. Il peut donc graisser des pattes, lubrifier son passage vers 'Tawa tranquillement pas vite. Il a quand même 4 ans pour le faire.
Tout un chef. L'intégrité du chef du parti Libéral pourrait être contenu dans un dé à coudre.
Franchement, y a pas de quoi être fier d'avoir voté Libéral.
mardi 18 novembre 2008
Du pareil au même
Est-ce Johnny Cherry qui usurpe les concepts gauchistes de Mario ? ou de Marois ?
Est-ce Pauline qui tente de charmer la clique économique polyglottique ?
Cette élection n’était pas voulue par la population, Johnny n’étant en service que depuis 18 mois. On sortait à peine d’un tour de piste fédéral, où les Québécois ont claqué la porte à une majorité conservatrice. Depuis deux ans on entend glousser nos voisins du sud, occupés qu’ils sont à choisir qui va avoir l’insigne honneur de s’asseoir sur le trône de George War Bush et ramasser 900 milliards de pots cassés. Si Johnny voulait vraiment régler la crise économique qui frappe à la porte, il aurait très bien pu retrousser ses manches et travailler avec l’opposition, qui lui avaient assurés leurs appuis. À la place, il a décidé de dépenser $2,2 millions par jour pour –espère-t-il – se faire donner un mandat majoritaire. Si on se fie à son historique de gouvernance, on peut être certain qu’il utiliserait ce mandat pour graisser la patte de ses amis Desmarais de Power Corporation, favoriser économiquement ses amis anglophones de Montréal, et probablement dédommager un peu les transfuges adéquistes pour leurs informations internes, à laquelle Johnny n’avait pas accès avant.
Petit calcul rapide. Déficit accumulé selon le vérificateur du gouvernement du Québec : $5,8 milliards. Surplus budgétaire annoncé par la véritordeuse Jérôme-Forget : $2,3 milliards. Total : $8,1 milliards.
Somme allouée prévue l’an prochain par la péréquation : $8,4 milliards. MAGIE ! Disparu, le déficit ! Bonjour, surplus ! Sauf que c’est l’argent de l’an prochain, calculé avant que l’Ontario ne réclame son chèque fédéral lui aussi.
Pauline Marois tente tant bien que mal de raviver la flamme nationale des Québécois, mais ne réussit pas du tout. Ce n’est pas difficile à comprendre. Les Québécois peuvent-ils être fiers de Pauline ? Elle a repoussé du revers de la main l’agenda souverainiste, propose des choses vieilles de 10 ans, suggère ENCORE de renforcer l’enseignement de la langue english au lieu du français, des places de plus en service de garde, plus d’argent pour les hôpitaux (même celui, anglophone, de McGill), plus d’argent dans les écoles, bref, rien de bien différent du programme de son adversaire libéral. Sommes-nous fier de Johnny ? Pas du tout. Alors….
En 1976, une nouvelle équipe a accédé au pouvoir politique Québécois et a permis aux gens de croire en leur avenir, de croire qu’ils pouvaient participer à cet avenir. Le cynisme de béton qui s’incruste aujourd’hui réclame un cri d’alarme, exige un brassage de cage monumental. Les gens veulent croire, doivent pouvoir croire qu’il ont encore une place importante dans la société. Il faut remettre le pouvoir de décision dans les mains du peuple. Redonner confiance à la population, leur montrer que c’est possible de croître économiquement, en respectant notre identité et nos rêves. On peut très bien faire affaire en anglais avec les autres pays, mais se parler entre nous (200 millions de francophones dans le monde) en français. Si apprendre une autre langue est si enrichissant, demandons aux nouveaux arrivants de s’enrichir de notre langue en commençant, pour s’enrichir mutuellement par la suite.
Seul le Parti Indépendantiste propose d’élever cette province au rang de pays, de remonter la fierté nationale pour pouvoir se tenir debout. Il s’est dit dans les médias qu’.il n’y a plus de projets de société rassembleur « comme dans le temps ». Y a-t-il meilleur projet de société rassembleur que de bâtir un pays ? Donnons-nous les outils pour construire une société à notre image. Cette crise économique sera comme toutes les autres, temporaire. Nous passerons au travers, nous naviguerons les eaux troubles comme nous l’avons toujours fait, à notre manière.
Nommer un député du P.I. à l’assemblée nationale serait un message vibrant de la volonté des Québécois de se prendre en main politiquement. Visitez http://www.parti-independantiste.org/ Devenez membre et votez P.I.. !