La Fête nationale de la St-Jean-Baptiste doit rester française.
Quand les français apprennent l'anglais, ils s'ouvrent à une autre culture, ils s'enrichissent. Si on demande aux anglos d'apprendre le français, c'est de l'intolérance et de la fermeture. Les Québécois sont, en proportion, bien plus bilingues que le reste des canadiens. Les francophones passent encore pour les méchants de l'affaire au nom de la sacro-sainte diversité multiculturelle. Serait-ce trop demander qu'un seul jour de l'année soit réservé à la célébration de la langue française et en hommage aux hommes et aux femmes qui se sont battus pour la préserver ? Oui, c'est trop, disent les anglais.
Le 24 juin est, depuis le début (1834), une célébration du fait français en territoire américain. De voir des groupes anglophones vouloir jouer leurs chansons en anglais à la célébration de notre fête nationale ne fait que démontrer, une fois de plus, la nécessité de rester vigilants. Le français est en déclin dans la métropole, plusieurs études l'ont confirmé depuis le recensement de 2006.
D'aucuns disent que tout ça, c'est vieux, c'est dépassé, qu'il faut faire preuve d'ouverture et accueillir et remercier (!) l'apport de la communauté anglophone au Québec. Je n'ai rien contre le principe, mais pas le 24 juin. La feuille d'érable était le symbole des canadiens-français, le anglais l'ont pris pour eux. Le castor représentait les coureurs des bois. Le "Ô Canada" fut écrit en français par Adolphe-Basile Routhier vers 1880, bien avant d'être traduit en anglais en 1908. Ce chant était à la base un chant patriotique canadien-français écrit pour la Société Saint-Jean-Baptiste. Le Canada se l'est approprié pour lui-même en 1980 en le consacrant hymne national. Aujourd'hui on nous demande d'inclure des artistes entièrement anglophones à notre fête nationale! Il ne faut pas que la Saint-Jean soit "`majoritairement" francophone. Cela ouvre la porte à "surtout" francophone, puis "également" francophone, puis "aussi" francophone, "en partie" francophone et finalement "à la mémoire des" francophones.
L'assimilation ethnique des francophones en terre d'Amérique est toujours active. Ceux qui affirment le contraire ont la tête dans le sable. Le Québec doit de doter d'une politique nationale de l'immigration ferme; d'une constitution proclamant les spécificités du peuple québécois; d'une charte de la langue française solide et une structure politique pour défendre tout cela. La seule option politique qui permettra l'aboutissement de ces objectifs et donc la pérennité de notre langue nationale au Québec est l'indépendance. Le plus tôt sera le mieux.
Bonne Saint-Jean à tous les Québécois !
mardi 16 juin 2009
Suffit, la culpabilisation !
jeudi 4 juin 2009
Avions-nous vraiment besoin d'une autre preuve ?
La chambre des communes à Ottawa a voté contre la Loi C-307 hier, loi qui, si elle avait été adoptée, aurait fait progresser la langue française au Québec. Cette loi avait pour but de garantir que les services offerts aux points de service du gouvernement fédéral (postes, bureaux de toutes sortes) auraient été en français. Le NPD a voté principalement pour, ainsi que le Bloc, bien sûr. Libéraux et CONservateurs ont votés massivement contre.
vendredi 1 mai 2009
Marche pour l'indépendance
La liberté, ça se gagne, ça se mérite. Il faut se lever et parler, bouger, accomplir des choses. Voici une occasion pour tout le monde, familles, parents, enfants, copains, etc. de se retrouver entre amis souverainistes et faire savoir l'ampleur de notre amour pour le Québec.
Le dimanche 24 mai se tiendra une "Grande marche vers l'indépendance" dans plusieurs villes du Québec, l'une d'entre elles est probablement pas très loin de chez-vous.
Venez marcher, mais surtout échanger et diffuser dans ces villes votre intention de vous libérer de la culture du laisser-aller et du cynisme.
Mettons le pays en marche !
jeudi 30 avril 2009
Libéraux = argent facile, pas de fierté
Notre premier ministre vient encore de modifier les lois québécoises pour accomoder un des ses ministres. Ça fait trois fois qu'il change notre règlementation afin de faire profiter ses ti-namis de la largesse du gouvernement.
C'est rendu qu'un ministre peut avoir des actions dans une compagnie qui fait affaire avec le gouvernement, même son propre ministère. Ça, ça veut dire que les ministres ont maintenant le droit de préférer LEURS compagnies lors de soumissions. Bien sûr, on dit qu'il y a des règles à suivre, pas de regard sur les négociations, etc. Mais on a vu avec quelle facilité les règles sont changées, voire éliminées par Mr Charest. À quand un véritable gouvernement responsable ? À quand une véritable démocracie ?
Je vois d'ici les affiches dans les écoles publicisant une carrière au parti libéral :"Tu veux de l'argent vite fait ? Tu n'as pas de scrupules ? Tu aimes aider tes amis (et seulement tes amis) ? Le PLQ est fait pour toi !" Avec la grosse face de John James Charest en arrière-plan, doigt pointé vers le lecteur, des $$ dans les yeux.
Je ne finis pas de m'étonner que cette farce de politicien a été réélu. Il faut absolument instaurer un commissaire à l'éthique, et vite. S'il commence avec les agissement du parti libéral seulement depuis 2003, il en a déjà pour une dizaines d'années. Au moins 1 emploi de garanti "en ces temps de crise économiques".
lundi 23 février 2009
Mario Dumont - Rat des villes ET rat des champs
Le roi est mort, vive le roi. Monsieur ADQ lui-même quitte la vie politique pour aller travailler dans une compagnie privée à Montréal. L'em"blême" de la vie de campagne - image qu'il a grandement contribué à nourrir lui-même - le porte-parole des gens des rangs, le représentant de la vie simple et rurale, déménage à la grande ville. Il fera bien ce qu'il veut et ça ne me regarde pas, me direz-vous. Et vous avez raison. Peut-être s'est-il rendu compte que ce sera plus facile de courir derrirère les ambulances là où il y en a plus ?
J'ai bien hâte de voir quel candidat sera porté sur l'autel de l'autonomisme. Stéphane Gendron, Éric Caire, l'autre, là, que personne connaît ?
Remarquez, je ne lui souhaite pas de mal. Certaines idées avaient du bon sens. J'aimais plus ses idées que ses méthodes pour les appliquer. Le Québec est un terreau fertile pour jeunes cerveaux politiques. Notre situation géographique et socioculturelle fait de nous une anomalie francophone dans un océan anglo. Notre devoir est de s'assurer que nos enfants et petits-enfants pourront vivre dans une société riche et pleine de potentiel, sans oublier ce que les anciens ont fait pour que ce soit possible.
Le Parti indépendantiste propose justement cela. Un regard fier, la tête haute, les pieds bien ancrés dans la réalité.
vendredi 30 janvier 2009
Les miettes du budget 2009
Le budget présenté par Monique Jérôme-Forget était frileux, tout le monde s’entend. Le PLQ attendait de voir quels bonbons Harper allait lancer au Québec, comme une otarie attend son poisson. Aucune mesure courageuse ni même créative dans le budget québécois, que du remplissage avec des idées ordinaires. Le chef du PLQ pensait pouvoir remplir son bas de laine avec la générosité canadienne et les retombées des mesures américaines. Tant qu’à vivre au dépens d’un autre pays, pourquoi pas deux ? Un chien qui quête à une table pour des miettes va vite comprendre que deux tables sont plus payantes. Eh bien, son chien est mort.
Le budget Flaherty a non seulement réduit la péréquation, mais laisse de côté certains secteurs qui auraient profité au Québec. Certains ont dit que Harper se vengeait de Charest pour ses propos pendant la dernière campagne électorale. Je crois que l’explication serait plutôt que Harper se fout éperdument du Québec. Si c’est une vengeance, il se venge de tous les francophones qui ont élu les 51 députés bloquistes à Ottawa. De ceux qui, sans nécessairement appuyer la coalition, appuyaient une solution de rechange au PLC. Harper affirmait même que les bloquistes étaient socialistes, que la coalition était un " pacte avec le diable ", en anglais, bien sûr. Donc pas de bonbons au Québec, que des mesures pour appuyer l’industrie automobile, les banques, l’industrie du pétrole. L’argent aide l’argent.
JJC ne pourra pas bonifier son budget avec les miettes du fédéral et il en est furax. Cette fois-ci, il n’a que ses mains de polichinelle sur le volant et ne pourra blâmer personne d’autre que lui-même de s’être attendu à mieux de la part d’Ottawa. Les miettes sont allées à d’autres tables, dans une autre ville. Nous devrons vivre encore au moins 4 ans avec ce semblant de chef qui accusait Mme Marois de mauvaise gestion pendant la campagne, même si ça fait 6 ans qu’il est au gouvernement. Peu ou pas de promesses tenues, des dizaines de milliers de fonctionnaires floués, des pans entiers de la population ignorés, JJC ne cesse de nous surprendre par son manque d’intégrité.
Nous avons 4 ans pour reconstruire la fierté nationaliste au Québec. Soit le PQ se réveille, et vite, soit un autre parti devra lui arracher les rênes de la mobilisation et diffuser l’information nécessaire pour éveiller cette fibre qui dort depuis trop longtemps. J’appuie toujours le Parti Indépendantiste, il est réellement le véhicule du changement social francophone en Amérique du nord.
Je n’en puis plus de voir mes chefs se prosterner devant la reine. De jouer les tapis au nom de la rectitude politique. De se tenir à genoux au lieu de marcher aux côtés des autres États autonomes.
Pas vous ?
lundi 26 janvier 2009
Charest dérape
Voici un texte publié sur Vigile.net. L'auteur est Patrice Boileau.
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Et il n’y a pourtant que ses mains sur le volant, à son vœu… N’était-ce pas ce que le chef libéral avait réclamé aux Québécois, lors du dernier scrutin général ? Ne leur avait-il pas demandé en effet d’expulser les partis d’opposition du cockpit ?
Sauf que Jean Charest a oublié qu’il ne peut pas se débarrasser d’une grosse paire de menotte qui nuit à sa conduite des affaires de l’État québécois. L’auteur de ces lignes l’a déjà évoqué lors d’une précédente chronique où il ironisait au sujet de « l’impossible cohabitation » que le premier ministre du Québec déplorait, en imputant le blâme au PQ et à l’ADQ. Au sortir de sa rencontre la semaine dernière avec Stephen Harper ainsi que ses homologues des provinces et des territoires, le leader libéral n’a eu d’autres choix en effet que de condamner vertement le manque de souplesse du chef de l’État canadian.
Il aura beau faire le dos rond, Jean Charest s’amuse dans cet autre épisode de lutte opposant Québec et Ottawa. Assurément l’ingrédient principal qui caractérise le cadre constitutionnel qu’il affectionne tant ! Il a même créé le Conseil de la fédération afin de ranimer « les négociations à douze » auxquelles ne croyait plus Robert Bourassa ! Un système politique auquel il ne veut rien changer parce que le « fruit n’est pas mûr », pendant que son interlocuteur à Ottawa ajoute que le terrain n’est pas fertile pour entreprendre quelques réformes que ce soit…
Pourtant, des sièges supplémentaires aux Communes seront bientôt attribués à l’Ontario et à des provinces de l’Ouest. Le poids politique du Québec risque aussi d’être amoindri au Sénat. Il y aura formation d’une agence pancanadienne de réglementation des valeurs mobilières, même si les députés de l’Assemblée nationale s’y opposent. Enfin, le montant de l’enveloppe de péréquation en provenance d’Ottawa sera diminuée, suite à l’utilisation de nouveaux paramètres économiques, malgré la colère de Jean Charest. Le Canada se transforme donc, même s’il n’y a pas de ronde constitutionnelle. Et il se modifie dans le sens contraire des intérêts du Québec… pourtant dirigé par le gouvernement le plus fédéraliste des dernières décennies.
Le premier ministre du Québec a perdu tout rapport de force face au gouvernement canadian. Il l’a abandonné lors du scrutin de 2007, alors qu’il a consenti de stupides baisses d’impôt à même un « arrangement financier » fraîchement envoyé par Stephen Harper. Jean Charest a ainsi très mal paru, à la dernière élection, en affirmant publiquement que le déséquilibre fiscal n’était toujours pas réglé. Sa ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, n’a pas brillé davantage la semaine dernière en dénonçant la diminution de la contribution fédérale en matière de péréquation, elle qui avait pourtant affirmé l’automne dernier être en mesure de l’amortir grâce à sa fameuse marge de manœuvre. Une déclaration maladroite que le gouvernement Harper s’est empressé de lui rappeler…
La député libérale de la circonscription de Marguerite-Bourgeoys n’en est pas à sa première déclaration qui laisse pantois les Québécois. Ceux-ci l’ont été tout autant lorsqu’ils l’ont entendue affirmer que les finances publiques pourraient possiblement enregistrer un déficit budgétaire à la fin du prochain exercice budgétaire. Le bras droit de Jean Charest avait pourtant été formelle en campagne électorale : le déficit zéro serait maintenu. Au fond, personne ne l’a crue au Québec. En fait, tous sont convaincus que le manque à gagner frappera plutôt le présent budget et le prochain… Ainsi, la chimère voulant qu’une seule paire de main sur le volant assure une bonne gestion des fonds publics n’a persuadé personne. Et le Parti libéral a obtenu malgré tout une majorité de députés !!!
Ce paradoxe découlerait-il du fait que Jean Charest a simulé efficacement un comportement nationaliste ces derniers mois ? La bravade qu’il s’offre envers Stephen Harper depuis que ce dernier a visité Mario Dumont dans sa circonscription en 2007, a semblé plaire à des Québécois. Son approbation à un prochain budget fédéral sans baisse d’impôt confirme son appui subtil aux partis désireux de former une coalition, soutien qui avait déjà pris forme suite à la bourde idéologique de Stephen Harper avant Noël. En déclarant en décembre dernier que la présence du Bloc québécois à Ottawa est légitime, Jean Charest a en effet annoncé ses couleurs.
Le ton belliqueux du chef libéral est néanmoins sans danger pour l’unité canadienne, puisqu’il n’y aura aucune élection québécoise avant quatre ans. La stabilité politique que demandait Jean Charest aux électeurs s’avère finalement son pire ennemi. Car l’homme n’intimide plus personne au Canada anglais. Stephen Harper investit toutes ses énergies en Ontario où il s’apprête à faire pleuvoir des milliards sur l’industrie automobile. Le nouveau chef du PLC, Michael Ignatieff, ne peut de son côté se permettre une trop grande camaraderie avec le premier ministre du Québec au risque de payer le prix électoral dans la province qu’il habite. Le nouveau chef de l’Opposition à Ottawa doit aussi faire très attention au type de relation qu’il compte établir avec Gilles Duceppe. Souscrire au rétablissement de l’ancienne formule de péréquation qu’exige le leader bloquiste au grand plaisir de Jean Charest, pourrait heurter les canadians qui, déjà, sont très peu enclins à appuyer l’idée d’un gouvernement de coalition.
Jean Charest ne peut miser finalement que sur la formation souverainiste pour défendre le Québec à Ottawa. Son image de grand protecteur de l’unité canadienne va en souffrir. Si l’homme caressait secrètement l’espoir de retourner à Ottawa dans le but de diriger le Canada, vaut mieux qu’il y renonce prestement. Le chef libéral a plutôt intérêt à s’attacher solidement à son siège de premier ministre parce que son dernier mandat ne sera pas de tout repos. Son « gouvernement de stabilité » virera à la paralysie grâce au système fédéral qu’il chérit tant. Immobile il sera, dans cette tempête économique qui se lève, parce que sans moyen véritable pour l’affronter.
Tout s’écroule autour de Jean Charest, depuis sa courte victoire électorale. L’ensemble des promesses que son gouvernement a présenté durant le scrutin, a été discrédité lors du pitoyable énoncé économique présenté par sa ministre des Finances, jeudi dernier. Comble de malheur pour le très provincial chef de l’État québécois, l’aide attendue d’Ottawa risque de ne pas être à la hauteur de ses espérances. Comme quoi, celui qui voulait être seul aux commandes de l’État québécois afin de lui imposer une trajectoire fédéraliste, l’aura condamné aux dérapages.
Patrice Boileau
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Et vlan dans les dents. Maintenant, tous ceux qui ont voté pour les libéraux en décembre, allez dans votre chambre et ne sortez que quand je vous le dirai. Vous êtes punis ! Vous devrez réfléchir sur le mal que vous avez fait au Québec et m'écrire 400 fois : "Le fédéralisme canadien est cancérigène. Vive l'air pur de la liberté !"
vendredi 16 janvier 2009
Un chausson avec ça ?
Ces quelques dernières semaines et celles qui vont venir sont parmi les plus longues de l'année. Pas seulement à cause de la durée d'ensoleillement qui s'allonge à pas d'escargot cul-de-jatte, mais à cause de la redondance des canaux de nouvelles. C'est bien dommage ce qui se passe dans la Bande de Gaza, mais désolé, je ne me sens aucunement concerné. Nous côtoyons quotidiennement nos ennemis politiques sans se lancer des rocquettes par la tête. Palestiniens et juifs, prenez des notes. Je compatis avec les familles des victimes civiles des deux côtés de la clôture. Les militaires partout sur la planète devraient s'amuser entre eux et garder égoïstement les engins destructeurs pour leurs camarades en uniformes. Après on se surprend que les jouets les plus vendus dans les magasins ont souvent une forme de fusil (à eau, à disque, à fusée de mousse, à bulles, peu importe).
De retour chez nous, on attendait les 3 jours de l'Assemblée nationale pour connaître les plans pour l'économie de Capitaine Canada. Avant la campagne, il nous cassait les oreilles avec la gravité de la crise économique mondiale. Pendant la tournée électorale, il répétait (comme une cassette, diraient certains) inlassablement que le gouvernail devait être tenu par une seule paire de mains, que cette crise exigeait des mesures concrètes d'un gouvernement stable. Depuis, le néant. D'accord, le congé des fêtes a pas mal ralenti le tempo des nouvelles politiques nationales.
Quelques observations:
Primo: Si vraiment il tenait à s'attaquer à l'économie, il n'aurait pas déclenché des élections, mais aurait fait front commun avec les partis de l'opposition, comme ils l'avaient offerts. Une élection implique nécessairement un réarrangement de cabinet, donc une pause avant le début des travaux parlementaires d'à peu près 3 mois. On a payé $83 millions pour se faire dire d'attendre 3 mois avant de s'occuper de l'économie. Pendant ce temps, des compagnies ferment, des propriétaires perdent leur maison, des artisans doivent cesser de produire, les industries se cherchent des solutions et des alternatives pour contrer cette crise. Charest, lui, a l'air de s'en foutre.
Secundo: John James Charest convoque l'Assemblée nationale pour 3 jours de séances, soi-disant pour traiter de choses importantes. Aux jours 2 et 3, Môssieur file à l'anglaise et se rend à 'Tawa pour un meeting avec les autres Premiers ministres provinciaux. Qui veut parier que cette rencontre était prévue bien avant l'annonce des 3 jours de convocation de l'A.N ? Johnny préfère prendre soin de ses relations avec les autres PM, histoire de préparer son éventuel retour en politique fédérale.
Tertio: Le budget tant attendu est enfin présenté. Au menu, les mêmes promesses qu'avant la campagne, aucune mesure de stimulation de l'économie mis à part les crédits d'impôts pour les rénovations, au maximum $2500 par maison, déductible sur le rapport de 2009, donc payable en 2010. Non mais quel effort prodigieux d'imagination et de créativité ! Un peu plus et il nous disait de cacher notre petit change dans un pot de sucre ! Monique Jérôme-Forget dit vouloir attendre le dépôt du budget Harper et les mesures de Barack Obama avant d'aller plus loin. Quand Charest parlait d'une paire de mains sur le gouvernail, je pensais au moins qu'il allait s'agir des siennes, pas celles du président des USA.
Quatro: Charest devra choisir un nouveau président pour la CDP. Synchronisme parfait ! Il rentre majoritaire à Québec, nouveau président américain, Sarko est bien en place, Harper doit filer doux avec le Québec s'il veut rester dans la chaise du patron, et en prime, une crise économique sur laquelle il pourra blâmer toute perte financière future. Il peut donc graisser des pattes, lubrifier son passage vers 'Tawa tranquillement pas vite. Il a quand même 4 ans pour le faire.
Tout un chef. L'intégrité du chef du parti Libéral pourrait être contenu dans un dé à coudre.
Franchement, y a pas de quoi être fier d'avoir voté Libéral.
mardi 18 novembre 2008
Du pareil au même
« Lorsque deux hommes ont les mêmes idées, seulement l’un d’eux réfléchit. » Cette citation de Lyndon Johnson reflète bien ce qui se passe sur la scène politique présentement, en égards à Pauline Marois et John James Charest. Les deux chefs de parti ont des idées tellement semblables qu’on jurerait qu’il se sont consultés pour faire du surplace. On arguera que l’un ne fait que copier sur l’autre, mais lorsque deux partis politiques, à la base si différents, peuvent avoir des programmes électoraux si semblables qu’ils sont interchangeables, il y a occasion de regarder la situation de plus près.
Est-ce Johnny Cherry qui usurpe les concepts gauchistes de Mario ? ou de Marois ?
Est-ce Pauline qui tente de charmer la clique économique polyglottique ?
Cette élection n’était pas voulue par la population, Johnny n’étant en service que depuis 18 mois. On sortait à peine d’un tour de piste fédéral, où les Québécois ont claqué la porte à une majorité conservatrice. Depuis deux ans on entend glousser nos voisins du sud, occupés qu’ils sont à choisir qui va avoir l’insigne honneur de s’asseoir sur le trône de George War Bush et ramasser 900 milliards de pots cassés. Si Johnny voulait vraiment régler la crise économique qui frappe à la porte, il aurait très bien pu retrousser ses manches et travailler avec l’opposition, qui lui avaient assurés leurs appuis. À la place, il a décidé de dépenser $2,2 millions par jour pour –espère-t-il – se faire donner un mandat majoritaire. Si on se fie à son historique de gouvernance, on peut être certain qu’il utiliserait ce mandat pour graisser la patte de ses amis Desmarais de Power Corporation, favoriser économiquement ses amis anglophones de Montréal, et probablement dédommager un peu les transfuges adéquistes pour leurs informations internes, à laquelle Johnny n’avait pas accès avant.
Petit calcul rapide. Déficit accumulé selon le vérificateur du gouvernement du Québec : $5,8 milliards. Surplus budgétaire annoncé par la véritordeuse Jérôme-Forget : $2,3 milliards. Total : $8,1 milliards.
Somme allouée prévue l’an prochain par la péréquation : $8,4 milliards. MAGIE ! Disparu, le déficit ! Bonjour, surplus ! Sauf que c’est l’argent de l’an prochain, calculé avant que l’Ontario ne réclame son chèque fédéral lui aussi.
Pauline Marois tente tant bien que mal de raviver la flamme nationale des Québécois, mais ne réussit pas du tout. Ce n’est pas difficile à comprendre. Les Québécois peuvent-ils être fiers de Pauline ? Elle a repoussé du revers de la main l’agenda souverainiste, propose des choses vieilles de 10 ans, suggère ENCORE de renforcer l’enseignement de la langue english au lieu du français, des places de plus en service de garde, plus d’argent pour les hôpitaux (même celui, anglophone, de McGill), plus d’argent dans les écoles, bref, rien de bien différent du programme de son adversaire libéral. Sommes-nous fier de Johnny ? Pas du tout. Alors….
En 1976, une nouvelle équipe a accédé au pouvoir politique Québécois et a permis aux gens de croire en leur avenir, de croire qu’ils pouvaient participer à cet avenir. Le cynisme de béton qui s’incruste aujourd’hui réclame un cri d’alarme, exige un brassage de cage monumental. Les gens veulent croire, doivent pouvoir croire qu’il ont encore une place importante dans la société. Il faut remettre le pouvoir de décision dans les mains du peuple. Redonner confiance à la population, leur montrer que c’est possible de croître économiquement, en respectant notre identité et nos rêves. On peut très bien faire affaire en anglais avec les autres pays, mais se parler entre nous (200 millions de francophones dans le monde) en français. Si apprendre une autre langue est si enrichissant, demandons aux nouveaux arrivants de s’enrichir de notre langue en commençant, pour s’enrichir mutuellement par la suite.
Seul le Parti Indépendantiste propose d’élever cette province au rang de pays, de remonter la fierté nationale pour pouvoir se tenir debout. Il s’est dit dans les médias qu’.il n’y a plus de projets de société rassembleur « comme dans le temps ». Y a-t-il meilleur projet de société rassembleur que de bâtir un pays ? Donnons-nous les outils pour construire une société à notre image. Cette crise économique sera comme toutes les autres, temporaire. Nous passerons au travers, nous naviguerons les eaux troubles comme nous l’avons toujours fait, à notre manière.
Nommer un député du P.I. à l’assemblée nationale serait un message vibrant de la volonté des Québécois de se prendre en main politiquement. Visitez http://www.parti-independantiste.org/ Devenez membre et votez P.I.. !
mercredi 29 octobre 2008
La séparation du KKKanada
On accuse souvent les indépendantistes Québécois de vouloir briser le "plusss meilleur pays" du monde. La réalité dépasse souvent la fiction, et ceci en est un bel exemple. Je tiens à préciser que nous ne voulons pas briser quoi que ce soit, mais plutôt rassembler les éléments qui nous ont permis de demeurer nous-mêmes pendant 400 ans et se bâtir un pays, dans lequel nous désirons nous développer encore plus. Le rêve -le BUT- de tout peuple est de s'auto-gérer dans la dignité et l'honneur.
Les résultats de l'élection du 14 octobre dernier ont été mâchés et digérés à toutes les sauces, et j'aimerais démontrer que le Québec n'a pas le monopole de la dissension. Voyez les résultats par province. Je vais résumer. Voici les partis qui ont le plus de sièges:
Maritimes-Libéral (14 sièges)
Québec-Bloc (49 sièges, sur ce site, 50 au total)
Colombie-Britannique/Alberta/Saskatchewan/Manitoba-Conservateur (122 sièges)
Nouveau-Brunswick-Conservateur (6 sièges)
Grand-Nord-Loin-Loin-1 de chaque qui reste.
Coloriez une carte du Canada pour représenter cette réalité, vous verrez que le Canada peut très bien se séparer tout seul sans nous. On voit même que le PLC a reçu plus de sièges malgré une baisse du nombre de voteurs !
Alors la prochaine fois que quelqu'un vous chante des bêtises parce que vous voulez "briser le pays", dites-lui qu'il n'y a rien à briser, mais tout à construire. Les morceaux sont déjà à nos pieds.

